En visite hier, 28 mars 2013, dans deux sites de formation des déplacés du Nord, le chef d’antenne du Fond d’appui à la formation professionnelle et à l’apprentissage de Tombouctou (Fafpa), Mahamar Touré, accompagné par le chargé de la communication, Cheick Hamalla Dao, a apprécié la prestation des jeunes déplacés de Tombouctou, en formation sur les techniques de calligraphe des manuscrits.

« Il faut que chaque participant se fixe un objectif. Après la formation, chacun doit produire quelque chose, pour montrer aux organisations qui nous financent que nous avons appris à faire mieux. Et moi je compte faire un tableau dans mon salon ». C’est en ces termes que Mounaïssa Haïdara, participante à la formation sur les techniques de calligraphe des manuscrits, au Centre de formation Mama Haïdara de Kalaban-koro, a apprécié l’initiative.
Organisée, par le Fafpa, cette formation vise à  répondre à deux questions essentielles : contribuer à l’amélioration des conditions socio-économiques des jeunes déplacés, en maitrisant de nouvelles compétences en calligraphie des manuscrits et  aider les opérateurs économiques de la région de  Tombouctou nouvellement installés à Bamako, à mieux s’intégrer dans le nouvel espace économique de Bamako.
Kalaban-koro a été la première étape de cette visite. Dans ce centre, 20 jeunes déplacés ayant déjà un background  dans les arts liés au métier des manuscrits de Tombouctou sont en train d’être formés sur les techniques de la décoration en Arabe et la reluire des manuscrits.
Pour Salem Ould El hadj, « au cours de la formation, les encadreurs doivent faire comprendre  aux participants, l’utilité des manuscrits, comment élaborer un projet pour développer le domaine et faire apte le domaine aux réalités d’aujourd’hui. Ils vont écrire aussi et lire en Arabe. Ce qui nous permettra d’éviter le risque. Parce que cette année si nous n’avions pas pris les dispositions idoines, les plus importants de nos manuscrits du Centre Ahamed Baba Soudani allaient partir en fumé ».
Après Kalaban-koro, la délégation s’est rendue au Centre de formation professionnelle de Bintou Diallo à l’ACI 2000 où se tient celle des opérateurs économiques formellement répertoriées à la Chambre de commerce et d’industrie du Mali. A travers cette session, les opérateurs déplacés de Tombouctou veulent augmenter leur revenu et de faire une meilleure prestation dans la vie active. Les modules de formation sont le marketing, l’approvisionnement, la gestion des ressources et le calcul des coûts.
Le chef d’antenne a été impressionné par la prestation des participants et leur a invité à s’organiser pour monter des projets allant dans le sens du développement des différents domaines. C’est en ce sens que les populations pourront relancer les activités génératrices du Nord, a-t-il fait savoir.

Nabila Ibrahim Sogoba

SourceL’Indicateur du Renouveau