Coproduite par l’agence de communication « Spirit Mccan » et la télévision nationale, ORTM, le 4è numéro de l’émission « au cœur de l’économie malienne » a été enregistré au siège du Patronat du Mali, placée sous le thème : « la douane malienne face au défi de l’heure ». Selon les invités, « l’économie malienne et à terre et tous les secteurs sont touchés ».

« Au cœur de l’économie malienne » a pour objectif de poser tous les problèmes qui peuvent aider à la promotion de l’économie malienne.

Après le décor planté par Ninian Alou Traoré, place au débat. Comment se porte l’économie malienne ? Quel est l’impact de l’embargo de la Cedeao sur notre économie ? Comment les partenaires des douaniers (les transitaires, les commerces, les industriels…) parviennent à s’en sortir ?… Ce sont là, entre autres, questions auxquelles ont tenté d’apporter des éclaircissements, l’inspecteur des recettes de la DGD, Mamadou Konaté, l’expert économiste Modibo M Makalou et le président des transitaires du Mali, Baba S Traoré, ainsi que d’autres invités.

Selon l’inspecteur des recettes de la DGD, Mamadou Konaté, avant cette crise la douane réalisait un quotidien de 4 milliards F CFA : « Mais avec l’aggravation de la crise, on s’est retrouvé 2 milliard et aujourd’hui c’est entre 1 à 1,5 milliards par jour ».

Pour les intervenants, notre économie ne se porte pas bien aujourd’hui. « Nous sommes un pays enclavé et nous dépendons du commerce extérieur. Le Mali a toujours eu un budget déficitaire, c’est-à-dire que nous avons plus de charges que de ressources et de recettes. Pour 2020, il y a 90 % des charges fiscales qui proviennent et des services de douane et les services des impôts, avec la pandémie Covid-19 ces 2 services sont en difficultés… Nos 3 premiers secteurs d’importation sont l’or, le coton ensuite les animaux vivants qui constitues 90 % de nos recettes d’exportation. Nous ne faisons pas de transformation et nous importons beaucoup. Donc non seulement notre budget est déficitaire, en plus nous allons des problèmes avec la chaine d’approvisionnement mondiale. Nous n’allons pas pouvoir vendre à l’extérieur et nous allons pouvoir beaucoup acheter non plus… », précise l’expert économiste Modibo M Makalou.

Avant la crise sécuritaire, les prévisions de la douane étaient fixées à 700 milliards F CFA, dans une hypothèse de PIB à 5%. Avec l’avènement de la pandémie, nous avons supposé avec nos amis du département que l’économie malienne va se retrouver avec un taux de PIB de 0,9% et ce qui était très optimiste, explique l’inspecteur des recettes de la DGD…

Le président des transitaires du Mali, Baba S Traoré dira que les transitaires sont les auxiliaires du commerce : « Tous ces milliards dont on parle passent par les mains du transitaire avant d’arriver à la douane ».

En terme de perte chiffré ? Selon M. Traoré, en temps normal (avant covid-19 et embargo) nous étions entre 200 à 500 camions par jour entre le Sénégal et le Mali. Parce que nous importons entre 69 à 70 % des besoins du Mali par ce port. Mais, aujourd’hui on a du mal à atteindre une centaine par jour…

Par ailleurs, pour enrichir le débat, d’autres personnalités venues suivre l’émission ont apporté leurs contributions.

M S

Source: Journal l’Aube-Mali
MaliwebEconomieMaliweb Malijet Maliactu
Coproduite par l’agence de communication « Spirit Mccan » et la télévision nationale, ORTM, le 4è numéro de l’émission « au cœur de l’économie malienne » a été enregistré au siège du Patronat du Mali, placée sous le thème : « la douane malienne face au défi de l’heure ». Selon les invités, « l’économie malienne...