Notre pays, à cause de l’insécurité qui lui est imposée, enregistre un trou de trésorerie de 350 milliards de FCFA à cause du non-fonctionnement de certains postes de la douane. En dépit de cette situation, le ministre de l’Économie et des Finances, Alousseni SANOU, a affirmé que la transition est train de « tout faire pour que la population ne soit pas totalement affectée ». 

 

Le ministre de l’Économie et des Finances, Alousseni SANOU, a profité de sa conférence de presse conjointe avec son collègue de l’Industrie et du commerce pour aborder les efforts financiers et économiques consentis par les autorités dans le cadre de l’équilibre social.

Lors de son intervention, le ministre a indiqué que la crise sécuritaire pèse énormément sur les dépenses et les recettes budgétaires. À cause de cette situation qui est imposée au Mali, les charges en faveur de la défense ont augmenté au détriment d’autres secteurs. Ce même facteur fait perdre à l’État des recettes fiscales à hauteur de plus de 3% du PIB à cause de l’absence des services fiscaux et douaniers dans certaines frontières et d’autres parties du pays.

Ainsi, 350 milliards de FCFA échappent au Mali à cause de l’insécurité, a déploré le ministre SANOU. Malgré tout, a-t-il indiqué, le gouvernement a renoncé à des recettes aux commerçants afin d’atténuer la charge des ménages quant à l’accès à certains produits. Parce qu’il s’agit pour la Transition de « tout faire pour que la population ne soit pas totalement affectée », a soutenu le ministre de l’Économie.

C’est pourquoi, explique-t-il, le gouvernement a mobilisé 150 milliards de FCFA dans le cadre de la subvention dont 15 milliards pour les exonérations de certaines denrées alimentaires.

Indépendamment de ces initiatives, le gouvernement a prévu un programme d’appui direct aux populations vulnérables, à travers le projet de filets sociaux.  Pour ce programme, l’État a distribué plus de 39 milliards de FCFA au profit de 366.964 ménages, soit 90.000 FCFA par ménage.

De même, il a indiqué que le gouvernement a amélioré les conditions salariales à travers, entre autres, l’unification de la grille à un indice plafond de 1382 FCFA pour le personnel relevant des statuts des fonctionnaires de l’État, des Collectivités territoriales et des statuts autonomes et militaires, l’augmentation des indemnités des différents corps de métier pour un coût global d’environ 200 milliards FCFA.

Par ailleurs, le gouvernement a également renforcé la résilience des acteurs économiques en liquidant plus de 310 milliards de FCFA d’arriérés de dettes fournisseurs et prestataires.

Cependant, il a affirmé que le pays a encore des ardoises non payées (au titre de la dette intérieure) évaluées à 815 milliards de FCFA. Cette dette avant l’embargo était estimée à 95 milliards de FCFA. Le ministre SANOU a justifié cette situation par les sanctions économiques et financières de la CEDEAO et de l’UEMOA qui interdisaient toutes opérations financières en faveur de l’État malien et vice versa.  « De plus en plus on est train d’apurer cette dette », a-t-il déclaré.

PAR SIKOU BAH

Source : Info-Matin

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Notre pays, à cause de l’insécurité qui lui est imposée, enregistre un trou de trésorerie de 350 milliards de FCFA à cause du non-fonctionnement de certains postes de la douane. En dépit de cette situation, le ministre de l’Économie et des Finances, Alousseni SANOU, a affirmé que la transition...