Parmi les dossiers financiers qui ont défrayé la chronique au cours de cette transition dans notre pays, figure sans doute celui de la troisième licence téléphonique.

telecommunication telephonie cyber ntic salif sanogo troisieme licence escroquerie vol detournement corruptionCe dossier connait aujourd’hui un regain d’attention des partenaires  avec l’exigence de transparence et de bonne gouvernance qu’ils ont déclarée à Bruxelles le 15 mai dernier (notre pays y a décroché le financement inattendu de 3, 25 milliards d’euros pour son Plan de Relance économique 2013-2014). On peut donc comprendre que nos bailleurs ne veulent pas lésiner sur les moyens de contrôle. Pour ce faire, le très controversé marché de la 3ème licence de téléphonie au Mali constitue un vrai test de transparence et de bonne gouvernance.

 

En dessous de la bataille de titan que se livrent les deux opérateurs (Planor Afrique-SA d’Apollinaire Compaoré du Burkina-Faso et Cessé Komé du Mali) qui prétendent à la licence, il est question  de collusion en haut lieu en faveur du premier. Le Vérificateur général qui est annoncé dans le dossier sulfureux de la troisième licence décèlera sans doute toutes les connexions militaro-civiles et gouvernementales suspectées ou non, dans ce dossier qui n’est pas prêt de tomber dans les oubliettes.
Par rapport à l’adjudication du marché, des ambiguïtés demeurent à plusieurs niveaux, qui appellent à une exigence de transparence. Il s’agit pour le gouvernement d’apporter la preuve de la défaillance de Komé et son refus de signer les offres techniques et financières d’une part, et de prouver en toute transparence, le paiement par Planor Afrique-SA d’Apollinaire Compaoré des 22 milliards dus. Parce que c’est justement à ce niveau que se situe le nœud gordien qui alimente la controverse et fait remonter l’adrénaline dans ce dossier. Si la logique de Vérification générale doit prévaloir, les agissements illégaux décelés dans la procédure devront être assortis de poursuites judiciaires.
A l’heure de la reconstruction nationale, le dossier de la 3eme licence s’octroie la place de choix pour un test de transparence à l’interne.

 

L’opérateur économique malien Cessé Komé entend faire prévaloir ses droits devant « le juge, qui rend sa décision au nom du peuple malien ». Qui a intérêt à l’éviction de cet opérateur qui a affirmé sa solvabilité ? Les personnes coupables de collusion et de délit d’initié, s’il en est, sauront –t-il se ressaisir pendant qu’il est encore temps ?
B. Daou

MaliwebEconomie
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