Banamba, 21 août (AMAP) La campagne agricole 2019/2020 a connu un démarrage difficile à cause du retard dans l’installation des pluies, en juin et début juillet, indique le rapport du Secteur agriculture de Banamba dont l’AMAP a reçu copie.

« C’est à partir de la 2ème partie du mois de juillet que la situation pluviométrique a commencé à se régulariser, ce qui a favorisé la poursuite des opérations de labour-semis dans toutes les communes du cercle, ajoute la même source.

Le rapport nous informe que le niveau de réalisations en superficies, pour l’ensemble des cultures, est inférieur à celle de la campagne précédente à la même période. Des faiblesses et des forces caractérisent la mise en œuvre du plan de campagne.

Pour les faiblesses, on note l’insuffisance et les faibles quantités de pluies, la faiblesse des stocks paysans, la faiblesse des pouvoirs d’achats des producteurs, l’exode des bras valides, le mauvais état d’embonpoint des forces de traction, le faible niveau d’équipements des producteurs, le dépôt timide des intrants subventionnés dans les communes par le fournisseur d’intrants.

S’agissant des forces,  on retient le maintien de la subvention par l’Etat des intrants agricoles (engrais minéraux, organiques), la présence des fournisseurs d’intrants agricoles, l’existence des tracteurs, la collaboration avec des structures d’encadrement, la diffusion des technologies innovantes (micro dose d’engrais, trempage des semences…) grâce à l’appui du Programme d’amélioration de la productivité agricole des petits exploitants en Afrique sub-saharienne (SAPEP) et autres partenaires.

On peut y ajouter, aussi, la poursuite des activités CRS/CES (Zaï, demi-lunes, etc.), la poursuite des activités de production et d’utilisation de la fumure organique, la diffusion auprès des producteurs des Bonnes pratiques agricoles (BPA), le renforcement du mécanisme de gestion de la subvention des intrants agricoles, la poursuite du contrôle du stockage des intrants agricoles et des pesticides, la poursuite des activités de production des semences certifiées, la poursuite des activités de recherche agricole avec les partenaires, la dotation des producteurs en semences et matériels agricoles…

Dans le rapport de la campagne agricole, il ressort que la situation alimentaire se caractérise par, entre autres, l’approvisionnement régulier des marchés en céréales de toutes catégories, la disponibilité dans les banques de céréales, la faiblesse des stocks familiaux, la stabilité des prix des céréales sur le marché, le régime alimentaire habituel des populations est le même (sans changement).

Du point de vue évolution des emblavures, le rapport nous indique que les superficies réalisées en céréales sèches sont supérieures à celles de la campagne passée à la même période. Elles représentent 104 283 ha pour un objectif de 142 222 ha soit 73% de réalisation contre 76 154 ha la campagne passée.

Les superficies réalisées en légumineuses sont supérieures à celles de la campagne passée à la même période. Elles représentent 24 273 ha en Niébé soit 63% et 6653 ha en arachide soit 49 %.

En cultures émergentes (sésame, voandzou et soja), les réalisations sont supérieures à celles de la campagne passée à la même période pour le sésame, soja et voandzou.

Les superficies réalisées de manioc, igname et patate douce sont supérieures à celles de la campagne passée.

Les superficies semées/repiquées au 30 juillet pour les principales cultures sont globalement inférieures à celles de la campagne passée à la même période excepté le maïs, le riz, le sésame où elles sont supérieures.

L’aspect des cultures est bon dans l’ensemble. La situation phytosanitaire est calme dans l’ensemble. Les principales difficultés sont entre autres l’irrégularité et la mauvaise répartition des pluies dans le temps et dans l’espace en début de campagne, l’insuffisance des matériels et équipements agricoles, l’insuffisance numérique et le vieillissement du personnel d’encadrement, la difficulté de sécurisation des domaines de l’agriculture, l’insuffisance de moyens de locomotion (véhicule et motos pour les agents de terrain), le retard dans la mise en place d’engrais subventionnés en début de campagne)…

En conclusion, le Secteur agriculture de Banamba espère atteindre les objectifs du plan de campagne, si la pluviométrie reste clémente.

AT/MD (AMAP)

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Banamba, 21 août (AMAP) La campagne agricole 2019/2020 a connu un démarrage difficile à cause du retard dans l’installation des pluies, en juin et début juillet, indique le rapport du Secteur agriculture de Banamba dont l’AMAP a reçu copie. « C’est à partir de la 2ème partie du mois de juillet que la...