La Chambre de Commerce et d’Industrie du Mali (CCIM) n’a pas fait l’objet d’un appel d’offres, en vue de sa privatisation. Du moins, pas à notre connaissance. Mais tout porte à croire qu’elle est victime, depuis un certain temps, d’une OPA (Offre Publique d’Achat) qui ne dit pas son nom : elle est au service exclusif de son Président, Youssouf Bathily et de ses sbires : gestion clanique des ressources humaines et financières ; achat de conscience et de silence ; magouille et affairisme à ciel ouvert… Tout y passe sans que cela n’offusque personne. Depuis, le divorce est consommé entre le premier vice président de la chambre consulaire du Mali, Mamadou Thiéni Konaté et le président de la CCIM. Au point que les deux hommes ne s’adressent plus la parole. Depuis, la CCIM porte les germes de sa propre destruction et certains membres ne participent plus aux réunions.

Youssouf Bathily president chambre commerce industrie ccim

Face à la gabegie ambiante à la CCIM et à l’affairisme du clan qui la dirige, doit-on s’emmurer dans un silence pour éviter les foudres de sa colère ? Heureux, ceux qui se posent, encore, ces questions. Car, il y a longtemps que  l’oligarchie au sein de la CCIM a anesthésiée les convictions. Et partout, le même constat, l’amer constat : motus et bouche cousus. Personne pour dénoncer ces magouilles et affairismes à la pelle. On reste de marbre, face à la gestion clanique instaurée  au sein de la CCIM, face à cette gabegie ambiante qui hypothèque l’avenir des maliens.

Partout, le même silence assourdissant. Parce que le tout-puissant président  de la CCIM, Youssouf Bathily verse des liasses dans leur escarcelle. Donc, il faut applaudir ses faiblesses, tolérer ses fantasmes.

La CCIM ou les « Entreprises Youssouf Bathily »

La CCIM est devenue, depuis  des lustres, un monde à part, avec ses « dieux », ses anges, ses prophètes et ses esclaves. Un monde, avec ses lois, ses règles. Un monde dans lequel prévaut une seule règle depuis l’installation de Youssouf Bathily comme président de l’Assemblée consulaire: tous ceux, qui ne sont pas avec nous, sont contre nous.

Alors, il faut les briser. Coûte que coûte. Et quoiqu’il en coûte. C’est tout le sens de l’affaire dite de la « gestion du bureau consulaire ». Une  affaire à travers laquelle, le président de la CCIM, Youssouf Bathily, entend régler ses comptes avec certains camarades, dont le tort est d’avoir s’opposé à ses pratiques malsaines. C’est exactement ce qui s’est passé dans une autre affaire : la gestion de la foire à la veille de la tabaski.

Toutes ces situations ont vu le jour à la CCIM. Mais personne ne lève le petit doigt. Depuis, il y a  au niveau de l’institution consulaire, un grand réseau de mafieux savamment monté en vue de saccager les fonds publics. Ces bandits à col blanc, connectés par les liens sacrés de la fraude permettent une réglementation des pratiques frauduleuses au niveau  de la CCIM. Conséquence : le président de la CCIM ne respecte pas les dispositions des textes régissant les finances publiques.

Du coup, les procédures régissant l’exécution des dépenses publiques ne sont pas observées. Pendant ce temps, la CCIM est endettée jusqu’au coup. Elle doit plus de 2 milliards à ces créanciers. Et au rythme où vont les choses, les prochains jours seront chauds. Et même très chauds, à la CCIM. Car, les travailleurs risquent de faire le deuil de leurs salaires. Tellement que l’institution consulaire traverse des difficultés de trésorerie. Et c’est dans ces conditions que le président de la CCIM, Youssouf Bathily aurait recruté 4 conseillers spéciaux dont l’ex secrétaire général de la CCIM, Daba Traoré et Ibrim Bocar Bah, ancien consul du Mali en Belgique.

Le ministre va-t-il prendre des mesures pour démasquer la machine à piller du bureau de la CCIM? En tout cas, le jeu en vaut la chandelle, rien que de par les pratiques d’outre-tombe qui ont cours dans le service de cette structure.

Avec la gabegie en cour à la CCIM, depuis l’installation de Youssouf Bathily, il est urgent que des mesures soient prises pour assurer la pérennité et l’efficacité de cette institution.

En effet, depuis l’arrivée de Youssouf Bathily, à la tête de la CCIM, les magouilles, l’affairisme et bien d’autres phénomènes jugés diffus sont devenus courants au niveau de cette institution consulaire.

Magouille à ciel ouvert

Selon nos sources, la fraude et la mauvaise gestion à la CCIM n’est pas de nature à tempérer les curiosités. Pour les besoins de cette cause, certains mettent les week-ends à profit pour voler des matériels et exécuter leurs sales besognes. Déjà, des machines ont été emportées.

Et si le gouvernement pouvait ordonner, sans complaisance, ni parti-pris, la vérification de fond en comble de tous les services de la CCIM, on devrait, peut-être, découvrir un grand réseau mafieux savamment monté en vue de saccager les fonds publics.

À en croire nos sources, ce genre de petits truands à la CCIM ne cesse de causer d’énormes préjudices aux opérateurs économiques maliens, par leur façon de faire. À travers leurs méthodes de faire, on voit qu’au niveau du bureau de la CCIM, les anciennes amours, sont encore présentes dans les têtes des responsables en charge de cette assemblée consulaire.

La CCIM est en proie à un scandale sans précédent. En premier lieu, l’éthique et la déontologie sont foulés au pied depuis des lustres. Selon nos sources, l’arrivée du président Youssouf Bathily a permis une réglementation des pratiques frauduleuses au niveau  de cette institution consulaire. Normalement,  la réglementation engendre l’application rigoureuse des normes, mais on assiste, aujourd’hui, à une magouille et à un affairisme sans précédent à la CCIM.

Le gouvernement  va-t-il prendre des mesures pour démasquer la machine à piller au niveau de la CCIM? En tout cas, le jeu en vaut la chandelle, rien que de part les pratiques d’outre-tombe qui ont cours à la CCIM depuis l’installation de Bathily.

À qui profite ce genre d’activités mafieuses? Et tout le monde s’interroge actuellement si le président IBK qui a promis que « nul ne sera au dessus de la loi », ne sera pas roulé dans la farine.

Si en réalité le ministre du Commerce, Abdel Karim Konaté veut aller loin sur la feuille de route à lui confiée par le régime, il ferait mieux de tirer au clair  les affaires en cour à la CCIM. Sa crédibilité en dépend aussi, même si elle peut cacher d’autres affaires managées par des proches. Sauf s’il veut à l’instar de certains de ses prédécesseurs devenir « sinistre » du Commerce.

En tout cas, au ministre du Commerce, vous avez un très bon dossier sur votre bureau. Déployez seulement les enquêteurs. Et vous pourrez donner raison aux médisants de la république.

Cyrille Coulibaly

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La Chambre de Commerce et d’Industrie du Mali (CCIM) n’a pas fait l’objet d’un appel d’offres, en vue de sa privatisation. Du moins, pas à notre connaissance. Mais tout porte à croire qu’elle est victime, depuis un certain temps, d’une OPA (Offre Publique d’Achat) qui ne dit pas son...