Le 15 novembre 2016, l’ONG Consom-Eco lors d’une conférence de presse animée par sa présidente Me Aminata Traoré, demandait l’arrêt immédiat des opérations de la multinationale Oryx, accusée par une ONG Suisse public Eye d’importer des produits de qualité douteuse au Mali et l’ouverture d’une enquête sur l’impact des produits d’Oryx sur la santé humaine et environnementale.

station service carburant oryx energie

L’organisation avait promis de faire toute la lumière sur cette affaire. Mais plus de dix mois après, où en est l’ONG malienne Consom-Eco avec l’affaire Oryx énergie ?

Dans notre parution du mercredi 19 juillet, nous rappelions que : “L’Etat ferme les yeux sur la culpabilité d’Oryx-Mali”, mais aussi nous nous demandions véritablement qui protège Oryx-Mali ?

Au Mali, depuis l’éclatement de l’affaire, personne, même pas l’Etat n’a eu le moindre courage d’interroger les responsables de la société en question sur l’accusation porté à leur encontre. Seule l’ONG malienne des droits des consommateurs Consom-Eco avait, en novembre 2016, demandé à Oryx, à travers un communiqué de presse, d’arrêter toutes opérations.

Mais aujourd’hui cette ONG semble mettre l’affaire aux oubliettes, puisqu’Oryx-Mali continue ses opérations depuis  belle lurette sans être inquiétée. Pourtant l’ONG Consom-Eco dans son communiqué avait promis d’assurer un suivi des informations diffusées par l’ONG Suisse Public Eye et relatives à la qualité des produits pétroliers vendus sur le marché malien et plus spécifiquement dans les stations Oryx nommément citées dans le susmentionné rapport de l’ONG Suisse.

Devant la gravité de l’incidence de la consommation de ces produits sur la santé publique et environnementale, Consom-Eco avait demandé notamment à RFI et à l’ORTM d’arrêter immédiatement toutes publicités sur ces produits gravement stigmatisés dans le rapport de public Eye.

Ces médias se sont soumises à la demande de l’ONG pendant un moment, mais aujourd’hui RFI et ORTM ont repris cette publicité de plus belle puisque l’affaire est restée  sans suite tant au niveau de l’Etat qu’au niveau de l’ONG Consom-Eco. Pourtant quatre pays de l’Afrique de l’Ouest ont déjà interdit la vente de ces produits sur leur territoire.

Selon les informations fournies par l’ONG malienne, Public Eye a prélevé des échantillons à la pompe dans huit pays du continent ; à savoir : l’Angola, le Bénin, le Congo-Brazzaville, la Côte d’Ivoire, le Ghana, le Sénégal, la Gambie et le Mali.

Ces prélèvements analysés ont révélé que la teneur en soufre des carburants est jusqu’à 378 fois supérieure à la norme européenne. Selon Public Eye, le maximum de concentration a été détecté au Mali, à la station d’Addax § Oryx.  Ces produits selon le même organe contiennent en outre d’autres substances nocives telles que le benzène à des niveaux généralement interdits par les normes européennes.

En novembre dernier, la présidente de Consom-Eco, Me Aminata Traoré avait même mis en cause le manque de contre-expertise de la part de la société Oryx et promettait avec rigueur d’organiser une marche pacifique pour réclamer ce droit citoyen à travers son organe Consom-Eco.

Alors dix mois après où est passé cette guerre promise sans suite ? Pourquoi  l’ONG Consom-Eco n’a plus réagi ? Pour l’heure, seule l’ONG en question pourrait répondre avec exactitude à ces questions. Cependant, une chose est claire, c’est qu’Oryx Energie continue ses opérations comme s’il n’y avait rien.  Nous y reviendrons.

Amadou Kodio

 

 

Source: La Lettre du Mali

MaliwebEconomie
Le 15 novembre 2016, l’ONG Consom-Eco lors d’une conférence de presse animée par sa présidente Me Aminata Traoré, demandait l’arrêt immédiat des opérations de la multinationale Oryx, accusée par une ONG Suisse public Eye d’importer des produits de qualité douteuse au Mali et l’ouverture d’une enquête sur l’impact des...