Au Mali, le constat établi par des études révèlent que la pauvreté est plus accentuée chez les femmes et les filles. Cela en raison d’une combinaison de contraintes socioculturelles, politiques et économiques. Cet état de fait exacerbe leur vulnérabilité et crée autour d’elles un cercle vicieux qui entretient la pauvreté de manière structurelle. Face à la problématique, le gouvernement et ses partenaires ont mis en œuvre plusieurs stratégies tendant à renverser la tendance préjudiciable à l’amélioration durable des conditions de vie des ménages surtout des femmes et des filles.


C’est dans ce contexte que les membres du «Saving Group Network-Mali (SGN-VSLA Mali) ou réseau des intervenants dans la mise en place et renforcement de services additionnels autour des groupes d’épargne et de crédit pour la promotion socio-économique et politique des femmes et des filles ont développé l’approche VSLA/groupe d’épargne en 2000. L’approche est une innovation du modèle des «tontines» traditionnelles. Elle se base sur les capacités endogènes et le potentiel propre des femmes qui se regroupent par affinités sans financement extérieur. Le fonds est alimenté par leurs cotisations hebdomadaires qui est rétrocédé aux membres sur la base de critères rigoureux sous forme de crédits remboursables sur des échéances courtes et avec un taux d’intérêt raisonnable afin de les aider à initier des activités génératrices de revenus et à contribuer efficacement à l’amélioration des conditions de vie de leurs ménages.

Au delà de l’aspect économique, le modèle est devenu un puissant outil de cohésion sociale qui renforce les capacités individuelles des membres en terme de développement économique, d’estime de soi et de leadership. Tous ces atouts ont orienté les réflexions lors de la table ronde des femmes VSLA en décembre 2017. À l’issue de cette rencontre, les femmes ont élaboré leur vision pour 2025.
D’où l’initiative du forum qui s’est tenu à Ségou la semaine dernière. Les travaux étaient présidés par le directeur du cabinet du gouverneur de Ségou, Siné Dembélé. C’était en présence de la directrice pays Care-Mali, Mme Beata Musabyemariya. Ainsi pendant 2 jours, les Ségoviennes sous le leadership de Care-Mali ont inventorié de façon concertée les axes stratégiques pour la concrétisation de la vision 2025 à l’échelle régionale à travers une feuille de route globale et conjointe. Aussi, les femmes VSLA ont pris conscience de leurs poids au niveau de la région en tant que force collective.
Par ailleurs, les moyens pour mieux faire porter leur voix ont été identifiés. Elles sont désormais prêtes pour fédérer, identifier, élaborer et mettre en œuvre un agenda commun pour des actions collectives en faveur de leur droit socio-économique et politique. Beata Musabyemariya a rassuré que Care-Mali va continuer à jouer son rôle de leadership.

Mariam. A. TRAORÉ
Amap-Ségou

Source: Journal l’Essor-Mali

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