Dans le cadre de la construction et l’équipement de sa maison à Bamako, une Malienne de France est tombée dans le piège de deux dinosaures maliens. Il s’agit d’un certain Traoré de la BICIM et son faux architecte du nom de Lassana Baro. Ces deux personnes ont abusé de la confiance  de la pauvre dame à hauteur de vingt-et-un millions neuf cent mille (21 900 000) FCFA.

Etant du pays, la Malienne vivant en France -que nous nommerons ici AB pour des raisons d’enquête en cours- a fait confiance à M. Traoré, un agent de la BICIM, pour les travaux de construction et d’équipement de sa nouvelle maison dans la capitale. Le choix de Traoré n’était pas fortuit, car c’est à travers ce dernier qu’AB a pu acheter le terrain sur lequel devrait être bâtie sa maison. Il était également l’homme de confiance de la dame au niveau de la banque.

Malheureusement, les apparences sont souvent trompeuses. À la demande de Traoré, AB a choisi Lassana comme architecte de son chantier. Etant loin du pays, la dame a entièrement porté sa confiance sur Traoré concernant ce choix. Hélas, derrière cette proposition, se cachait un complot contre la bonne dame. Ne sentant rien, AB autorise Traoré à confier les travaux de finition de sa maison sise à Missabougou.

À l’entame, Barro envoie  à la dame en France, un devis estimatif de 21.900.000 FCFA. Dans le devis estimatif, Barro avait promis que les portes et les fenêtres de la maison seront doublées de l’intérieur et de l’extérieur. Le prix d’une porte et fenêtre coûte 300.000Fcfa. Là encore, Baro a eu le soutien de Traoré auprès de la dame pour accepter cette offre. L’agent de la BICIM a même incité la dame à accepter ce prix. Ne se doutant de rien, la dame accepta.

Concernant le payement de la somme en question, la dame a effectué toutes les opérations par l’intermédiaire de Traoré qui avait accès à son compte bancaire au Mali ici.

Après avoir honoré sa part du contrat, la dame fut surprise de constater que le faux architecte ne s’exécute pas. Il a bâclé les travaux de finition de la maison et pris la tangente. Chaque fois que la bonne dame lui demandait des photos de sa maison, Barro trouvait des prétextes pour se dérober. Finalement, AB décida de rentrer au pays pour tirer les choses au clair. Une fois à Bamako, la surprise fut grande. Elle comprend alors qu’elle avait été trahie non seulement par son homme de confiance, qui est Traoré, mais aussi le faux architecte. Déboussolée par la tournure des choses, AB a saisi la gendarmerie du camp I pour récupérer ses 21 millions.

Malheureusement, un autre cauchemar va débuter au niveau du camp I de la gendarmerie. AB a été surprise de voir son homme de confiance, Traoré, intervenir au niveau du camp I pour obtenir la libération de Lassana Baro. Le gendarme du nom de Doumbia n’a donné aucune explication convaincante concernant cette libération. Néanmoins, le gendarme a conseillé à la dame un avocat du nom d’Alou Diarra.

Du coup, AB a payé une avance de 250.000 FCFA à l’avocat pour débloquer sa situation. Malheureusement, cette proposition d’avocat était un cadeau empoisonné. Cet avocat serait en lien avec le gendarme et Traoré. Les mensonges et les manipulations de cet avocat ont étalé cette complicité au grand jour.

En premier lieu, l’avocat a annoncé à AB que le jugement a été fait et lui était favorable. Heureuse de cette nouvelle, AB demande une copie de la décision du jugement. L’avocat Diarra a été incapable d’apporter cette preuve. Au finish, il met le numéro d’AB sur sa liste noire.

À la suite des enquêtes de la dame, elle se rend compte que tout était orchestré par l’agent de la BICIM, M. Traoré. Ce dernier aurait conclu un pacte avec le gendarme Doumbia qui a le dossier et l’avocat proposé. L’affaire traîne toujours au niveau du camp I. AB est toujours dans l’attente d’être remise dans ses droits.

Les plus hautes autorités sont donc interpellées dans cette affaire qui n’encouragent pas nos expatriés à venir investir au pays et surtout quand on sait que certains escrocs sont au-dessus de la loi.

Affaire à suivre…

Wassolo

 

Source: Le Débat

MaliwebEconomie
Dans le cadre de la construction et l’équipement de sa maison à Bamako, une Malienne de France est tombée dans le piège de deux dinosaures maliens. Il s’agit d’un certain Traoré de la BICIM et son faux architecte du nom de Lassana Baro. Ces deux personnes ont abusé de...