Le Mali ravitaille les pays voisins en Ovins chaque année à la veille de la fête de tabaski. Avec les sanctions illégales des organisations régionales (CEDEAO et UENOA), abouties à la fermeture des frontières, Bamako reçoit les ovins en abondance à l’approche de la fête. Mais l’achat des moutons pour la fête de cette année est un véritable souci pour les chefs de famille, compte tenu du prix excessifs.

 

A deux (2) semaines de la fête de l’AÏD EL KEBIR ou Tabaski, la capitale du Mali (Bamako) est bondée des moutons. Mais pour se ravitailler, il faut une somme énorme. Dans le souci de connaitre les causes de cette hausse, nous avons approché certains vendeurs de bétails au niveau des marchés de Kalabancoro, Tièbani et de Faladiè (Bamako). « Le prix des moutons a augmenté de 10 à 15 % par rapport à l’année dernière. Cela fait que les clients marchandent inlassablement sur les prix des moutons à longueur de la journée », indique Boukary Guindo, vendeur de moutons sur le marché de Faladiè. D’après lui, le problème de la hausse du prix ne se relève pas des vendeurs, mais plutôt de la crise multidimensionnelle que traverse le pays. Boukary Guindo estime aussi que la guerre en Ukraine a également contribué à la hausse du prix. « Auparavant, dit-il, nous transportions des bétails à 3000 FCFA par tête. Mais cette année, nous payons 4000 f voire 4500f pour un mouton. Donc nous ne pouvons pas livrer des ovins comme d’habitude ». Le vendeur poursuit en soutenant que le prix des animaux augmente chaque année à l’approche de la fête. Mais la hausse des prix de cette année est un cas exceptionnel, a-t-il confié. Au-delà du sieur Guindo, nous nous sommes également adressés à d’autres vendeurs qui sont revenus sur les mêmes propos .En clair, certains supposent que ce phénomène est dû à l’insécurité grandissante dans le pays. D’autres évoquent plutôt la crise au nord et dans le centre où l’élevage était suffisamment pratiqué auparavant. Les activités exercées par lesdits éleveurs ont été totalement arrêtées depuis des années à cause des attaques terroristes et des enlèvements de bétails. Ces zones sont menacées par les terroristes. D’où les difficultés de transporter les animaux vers la capitale malienne, soutiennent certains vendeurs. « Cette année, je n’ai pas pu payer le nombre d’animaux que je voulais. L’an dernier j’avais plus de 60 têtes. Mais cette année, je n’ai qu’environ 50 à cause de cette crise », explique un autre vendeur. Pour Diarra Ba Seydou, la plupart des familles riches ont préféré acheter, cette année, des bœufs que des moutons. Pour la tabaski de cette année, les prix varient en fonction de la qualité des moutons sur le marché. « Le prix minimal des moutons va de 70 000f à 75 000 FCFA chez moi ici », clarifie un vendeur travaillant sur le marché à bétail de Kalaban-Coro tièbani. « L’année dernière, on pouvait trouver certains moutons à bas prix (45 000 FCFA). En ce qui concerne les béliers de qualité, les prix peuvent aller, cette année, de 200 000 à 400 000 FCFA », selon Bama Coulibaly, vendeur de bétails à Faladiè Garbal. Il faut noter que la crise Ukrainienne, les sanctions de la CEEAO et la crise sécuritaire ont suscité de nombreux problèmes au Mali. Par conséquent, tout est actuellement devenu cher dans le pays (carburant, aliments nutritionnels, vêtements…). Malgré cette hausse des prix de moutons, les chefs de familles se voient contraints d’acheter leurs béliers en cette période de la veille de tabaski.

Garibou Togo, stagiaire

Source : LE PAYS

MaliwebEconomie
Le Mali ravitaille les pays voisins en Ovins chaque année à la veille de la fête de tabaski. Avec les sanctions illégales des organisations régionales (CEDEAO et UENOA), abouties à la fermeture des frontières, Bamako reçoit les ovins en abondance à l’approche de la fête. Mais l’achat des moutons pour...