Dans le cadre d’une meilleure organisation, les acteurs de la filière laitière ont organisé le mardi 13 juin dernier, dans les locaux du DAF agriculture, une conférence de presse. L’objectif de cette rencontre était d’expliquer aux journalistes les difficultés auxquelles est confrontée la filière et proposer des pistes de solutions.

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La rencontre était animée par le président de la Chambre d’agriculture du District de Bamako, Sanoussi Bouya Sylla, l’honorable Aboubacar Bah, Modibo Sidibé, le représentant de la FICAM (Fédération des intervenants de la filière avicole au Mali), Moussa Diabaté, président de l’ONG demesso, et plusieurs autres membres de la filière.

Il faut rappeler que cette sortie médiatique des producteurs laitiers de Bamako est une réaction vive pour dénoncer la baisse unilatérale du prix d’achat du lait par la Société Mali-Lait. Ce comportement peu orthodoxe de ce partenaire qui avait créé des tensions entre les deux parties trouvera bientôt un dénouement heureux autour d’un prix commun, grâce à la médiation du ministre de l’Elevage.

Le premier intervenant de la rencontre, Sanoussi Bouya a commencé son exposé en rappelant une genèse du lait au Mali. Selon lui, le sous-secteur de l’élevage contribue pour 15%  du PIB et fait vivre 30% de la population malienne. Il a expliqué que dès les premières heures de l’indépendance de notre pays, la filière a connu une constance dans l’accompagnement de la part notamment des plus hautes autorités, des coopératives, des ONG, et plus récemment du soutien du Maroc, avec le don de 120 000 doses de semences au Centre national d’inséminations artificielle animale (CNIA). Cette constance des actions en faveur de la filière a permis,  selon le Directeur de l’APCAM du District, de connaitre son essor. Essor caractérisé par l’amélioration génétique et la constance du prix du lait, qui n’a connu aucune augmentation depuis le 3 décembre 2012  (400 FCFA). Selon lui, cette stabilité et la constance du prix du litre du lait n’ont pas empêché l’augmentation  croissante de l’importation de la poudre de lait. En témoignent les chiffres de la (DNCC). De 11 310 486 443 FCFA en 2010, elle est passée à 20 545 914 584 FCFA. Toute chose qui explique l’incompréhension des acteurs du secteur.

Pour faire face à cette situation qui nuit énormément au secteur, les producteurs, ont réfléchi à une batterie de mesures dont la mise œuvre permettra de consolider les acquis de la filière. Il s’agit entre autres, de la relecture de la stratégie de valorisation du lait local en responsabilisant les producteurs de lait ; la construction au moins d’une unité de transformation de lait local avant décembre 2017 en responsabilisant les producteurs de lait ; la mise en place des quotas à l’importation de la poudre de lait en corrélation avec l’achat du lait cru local pour les unités reconstitution du lait à l’image du sucre importé et de Sukala ; l’augmentation du Tarif extérieur commun (TEC) pur financer la filière lait local et la création d’une interprofession de la filière lait au Mali.

Pour conclure, les conférenciers ont tous convenu que la filière lait, étant le seul secteur où le pays peut  fixer son prix à l’exportation, est une belle opportunité pour le Mali non seulement  de garder ses enfants, mais aussi également de protéger leur emploi à travers notamment, la filière agricole, lait, viande, avicole, poisson, maraichage, et arguments.

 

Mohamed Naman Keita      

Par 22 Septembre

MaliwebEconomie
Dans le cadre d’une meilleure organisation, les acteurs de la filière laitière ont organisé le mardi 13 juin dernier, dans les locaux du DAF agriculture, une conférence de presse. L’objectif de cette rencontre était d’expliquer aux journalistes les difficultés auxquelles est confrontée la filière et proposer des pistes de...