«Finance islamique» et  «Gestion des prêts non performants», tels sont le thème d’une session de formation organisée par  l’Unité d’appui et de suivi de la stratégie de développement du secteur financier (UAS/SDSF), à l’intention des  agents du secteur financier. La cérémonie d’ouverture a eu lieu hier à l’Hôtel Maeva Palace, sous la présidence de la  secrétaire générale du ministère de l’Economie et des Finances, Barry Aoua Sylla. C’était en présence de la coordinatrice de l’Unité d’appui et de suivi de la stratégie de développement du secteur financier (UAS/SDSF), Touré Fatoumata Coulibaly et du président de l’Association professionnelle des systèmes financiers décentralisés, Adama Camara.

Pendant trois jours, les participants seront encadrés par rapport à l’instruction efficace des demandes de crédit et  aux instruments permettant le suivi efficace des risques en vue de limiter la génération des crédits en souffrance. Leurs  capacités seront  également renforcées  en matière de réhabilitation des projets et de recouvrement des créances en souffrance. Par ailleurs,  la session  va outiller les agents des banques en ce qui concerne les principes et instruments de la Finance islamique. Cela pour  mieux démontrer l’intérêt de ce mécanisme en matière d’inclusion financière et de  diversification des produits offerts à la clientèle.

Face aux nombreux défis du secteur financier, dont  le niveau élevé des créances non performantes et la faible diversification des produits offerts par les institutions financières, la coordinatrice de l’UAS/SDSF a expliqué que  le département de l’Economie et des Finances a le souci d’outiller les différents acteurs dans les domaines suscités. Concernant la gestion des prêts non performants, elle a souligné qu’une bonne organisation de la fonction crédit, adossée à des procédures plus efficaces, est un préalable indispensable à la constitution d’un portefeuille sain. Mme Touré Fatoumata Coulibaly a affirmé  la disponibilité  de l’UAS/SDSF et du département des Finances à accompagner les banques dans leurs projets de renforcement des capacités de leurs agents en vue d’un développement soutenu du secteur financier.

Pour sa part, Barry Aoua Sylla a expliqué qu’une créance non performante est un concours accordé à la clientèle et dont le remboursement  présente  des difficultés   durant une observation allant de 30 à 90 jours. A l’issue de ce délai, la gestion du prêt donne lieu à une procédure de recouvrement qui pourrait se traduire par une perte pour l’établissement prêteur lorsque la créance n’est pas recouvrée. S’agissant  de la finance islamique, la secrétaire générale du ministère de l’Economie et des Finances a rappelé qu’elle est une solution alternative, novatrice pour un financement adéquat de l’économie nationale. La  finance islamique, selon elle,  présente des avantages certains comparés aux produits financiers classiques dans la mesure où elle renforce la stabilité du système et facilite l’inclusion financière. L’exigence que les investissements soient liés en finance islamique à l’économie réelle ainsi que le principe de partage des bénéfices et des pertes renforcent également la résilience des structures financières. Par ailleurs, l’intérêt de la finance islamique pour les personnes qui, pour des raisons culturelles ou religieuses sont exclues du système financier traditionnel, peut aussi améliorer l’inclusion financière, a-t-elle conclu.

Abdoul K. COULIBALY

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«Finance islamique» et  «Gestion des prêts non performants», tels sont le thème d’une session de formation organisée par  l’Unité d’appui et de suivi de la stratégie de développement du secteur financier (UAS/SDSF), à l’intention des  agents du secteur financier. La cérémonie d’ouverture a eu lieu hier à l’Hôtel Maeva...