À l’instar des autres pays africains, le Mali a célébré mercredi 20 novembre 2019 la Journée de l’industrialisation de l’Afrique (JCI). Le thème retenu à cette occasion était : « positionner l’industrie africaine pour approvisionner le marché de l’accord de libre-échange continental (ZLEC) ».

 

Afin d’offrir un cadre d’échange aux acteurs économiques du continent africain sur les sujets d’actualité, la 25e session de la Conférence des chefs d’État et de gouvernement des États membres de l’Union africaine (UA) a mis en place en 1989, en Éthiopie, la JIA. Ce cadre se veut un lieu d’encouragement à une industrialisation plus poussée dans le continent.

Pour l’édition spécifique de 2019, l’objectif que se sont donnés les organisateurs est d’informer et sensibiliser les décideurs, les partenaires techniques et financiers, les consommateurs aussi bien que le secteur privé sur la Zone de libre-échange continentale (ZLECAF). Les objectifs de cette zone, les défis ainsi que les enjeux liés à son entrée en vigueur sont expliqués.

« Une fois opérationnelle, explique la conseillère technique au ministère de l’Industrie et du Commerce, Mme Maïga Mariam Maïga, elle deviendra la plus vaste zone de libre-échange du monde ». Elle ajoute :  « Le volume du commerce intra-africain sera en hausse et nos produits seront compétitifs, car, cette situation va pousser les entreprises africaines, notamment maliennes à produire des produits de qualité à des prix acceptables ».

Grâce à la ZLECAF, le Mali pourra voir son  niveau d’industrialisation augmenté, se convainc la conseillère technique qui rassure que l’insécurité n’en sera aucunement un obstacle pour cela. « Pour profiter de la ZLEC, la transformation sur place de nos matières premières, notamment agricoles s’impose », a-t-elle souligné.

Mme Maiga a saisi cette occasion pour informer sur la tenue du Salon « Made In Mali » (SMIM) le 28 novembre 2019. Une cérémonie qui aura lieu au Parc des expositions de Bamako. Le thème retenu pour cette occasion est : « Problématique des zones industrielles et les perspectives ».

Se prononçant sur les freins à l’industrialisation du Mali, le 2e vice-président de l’Organisation patronale des industries (OPI), Boubacar Badian Sangaré, a retenu « la contre-performance des textes de la CEDEAO et de l’Union monétaire ouest-africaine (UEMOA), l’absence de diversification de l’économie malienne, la fraude, la concurrence déloyale et la mauvaise gouvernance. »

Il propose l’adoption de mesures d’appuis au secteur privé pour permettre son développement puisqu’il ne représente que 4 à 5% du Produit intérieur brut (PIB), a-t-il expliqué.

Fousseni TOGOLA

Source : LE PAYS

MaliwebEconomie
À l’instar des autres pays africains, le Mali a célébré mercredi 20 novembre 2019 la Journée de l’industrialisation de l’Afrique (JCI). Le thème retenu à cette occasion était : « positionner l’industrie africaine pour approvisionner le marché de l’accord de libre-échange continental (ZLEC) ».   Afin d’offrir un cadre d’échange aux acteurs économiques du...