Le lancement du Projet Redevabilité publique et Participation des Femmes au Mali (RPPFM), a eu lieu, jeudi 8 août dernier, à l’hôtel Sheraton de Bamako. Sous la présidence du Premier ministre, Boubou Cissé, entouré des membres du gouvernement, l’évènement a regroupé environ 300 participants issus du Bureau du Vérificateur général, des représentants des pôles économiques et financiers, des représentants des agences d’exécution de projets financés par Affaires Mondiales Canada au Mali et des représentants de la société civile.

Après le mot de bienvenue d’Adama Berthé, maire de la commune IV, la Cheffe du projet, Mme Michele Akpo, a déclaré que le Projet est financé par le Canada pour promouvoir une gouvernance responsable et inclusive au Mali, à travers le renforcement de trois acteurs. Il s’agit du Bureau du Vérificateur général du Mali, du Pôle économique et financier du ministère de la Justice et des Comités de veille de la société civile. Ce projet vient en appui aux efforts du Mali confronté à une grande corruption. La synergie des trois acteurs, a-t-elle dit, contribue à améliorer le contrôle des dépenses publiques et les fonctions de vérification, d’enquête et de veille citoyenne. Le projet vise aussi une grande implication des Organisations de défense des droits des femmes et des filles. Elle a signalé que le projet concerne le District de Bamako, les régions de Kayes, Ségou, Koulikoro et Sikasso. L’Ambassadeur du Canada au Mali, Louis Verret, a  soutenu que le Canada accorde une  place très importante à la bonne gouvernance et à la lutte contre la corruption  qui sont les axes prioritaires de la programmation de leur coopération au Mali,  depuis plusieurs années. Pour lui, ce projet est une priorité au Mali, pour sa stabilité, sa sécurité et le fonctionnement des institutions démocratiques. Il a précisé que le RPPFM est   financé par le Canada, à hauteur de 4,4 milliards FCFA, pour une durée de 4 ans. Il est axé  sur le genre et le renforcement du pouvoir des femmes dont les capacités seront renforcées. Le président du Conseil national de la société civile, Bouréima Allaye Touré, a félicité les initiateurs du projet pour l’implication de la société civile dans le contrôle citoyen.  Il a fait état de l’importance de la lutte contre la fraude et des mécanismes de détection des malversations. Il a remercié les partenaires techniques et financiers qui soutiennent le Mali, dans sa quête de paix. Le Vérificateur général, Samba Alhamdou Baby, a soutenu que ce projet apporte une pierre qui manquait à l’édifice qui soutient la lutte contre la corruption et la délinquance financière. Il a attiré l’attention sur la nécessité de dénoncer certains faits auprès des Procureurs de la République et au Président de la section des comptes de la Cour suprême. Il a fait observer que, pour plus de lisibilité en termes d’impact dans la lutte contre la corruption, son bureau doit établir une  collaboration avec les institutions judiciaires et intégrer un partenariat avec la société civile. Cette synergie se fera avec les institutions du pays, dans le cadre du plan de réforme de la gestion des  finances publiques. Le Premier ministre, Boubou Cissé, a souligné le problème comportemental de valeur et d’éthique dans la lutte contre la corruption. Il s’est réjoui de la synergie créée par ce projet pour renforcer le contrôle des finances publiques. Il intègre aussi, a-t-il dit,  la dimension genre qui cadre avec la politique du gouvernement. Il a  proclamé le lancement du projet RPPFM. La cérémonie a été clôturée par un cocktail et une photo de famille.

B.D.

Source: Canard Déchainé

 

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Le lancement du Projet Redevabilité publique et Participation des Femmes au Mali (RPPFM), a eu lieu, jeudi 8 août dernier, à l’hôtel Sheraton de Bamako. Sous la présidence du Premier ministre, Boubou Cissé, entouré des membres du gouvernement, l’évènement a regroupé environ 300 participants issus du Bureau du Vérificateur...