Le malheur des uns fait le bonheur des autres, dit-on. Cette maxime ne s’est jamais aussi confirmée au Mali qu’avec la pandémie du Covid-19. Dès l’apparition des premiers cas au à Bamako, les charognards et prédateurs ont repris du service pour faire main-basse sur les fournitures préventives et submerger le marché de produits en tous genres. Gels et masques sont subitement sortis comme du néant pour envahir les coins et recoins de la capitale au point d’en assaillir la clientèle.

La psychose aidant, tout y passe, même les produits qu’une longue durée de stockage a rendus inefficaces et inutiles. Leurs détenteurs profitent néanmoins de la naïveté et de l’inattention du public pour les écouler librement. On est ainsi persuadé d’avoir observé aux pieds de la lettre les conseils et mesures préventives prescrites en la matière alors qu’on est aussi exposé que ceux qui s’en privent volontairement ou qui le sont par manque de moyens. La faute à une sécurité plus prompte à la répression qu’à une protection véritable de la population contre les risques. Il n’est pas admissible, en effet, d’être indifférent le jour à la libre circulation de produits frelatés dépourvus de toutes leurs propriétés et sans effets préventifs et prétendre persévérer la santé de la population la nuit par des mesures restrictives. Et dire que certains produits déversés sur le marché proviennent de vieux stocks et commandes non utilisés depuis l’époque d’Ebola….

Source : Le TÉMOIN

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Le malheur des uns fait le bonheur des autres, dit-on. Cette maxime ne s’est jamais aussi confirmée au Mali qu’avec la pandémie du Covid-19. Dès l’apparition des premiers cas au à Bamako, les charognards et prédateurs ont repris du service pour faire main-basse sur les fournitures préventives et submerger...