Opérateurs économiques allemands et maliens se sont rencontrés hier à Berlin pour tenter de nouer des partenariats dans les secteurs de l’agriculture, des énergies renouvelables, des infrastructures et de la santé

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Il n’y a aucun doute, le développement d’un pays passe nécessairement par la promotion du secteur privé. Conscients de cela, les opérateurs économiques maliens se sont donnés rendez-vous à Berlin pour participer à une table ronde avec les hommes d’affaires allemands. La rencontre s’inscrivait dans le cadre de la conférence internationale « G20 – Afrique, investir dans un avenir commun » qui s’est achevée mardi dernier.  Elle a eu lieu au siège de l’Association allemande de l’économie pour l’Afrique (Afrika Verein) sous la  présidence du ministre de l’Economie et des Finances, Dr Boubou Cissé.
La délégation malienne comprenait les présidents de la Chambre de commerce et d’industrie du Mali (CCIM), Youssouf Bathily, du Conseil national du patronat du Mali (CNPM), Mamadou Sinsy Coulibaly, de l’Association des professionnels des banques et  établissements financiers (APBEF), Moussa Alassane Diallo, le PDG de Toguna-agro-industries, Seydou Nantoumé, etc… Coté allemand, ils étaient une bonne dizaine d’hommes d’affaires évoluant dans divers domaines.
La table ronde avec « Afrika Verein » a permis aux deux parties d’échanger sur les opportunités d’investissement au Mali. Le président de la CCIM a souhaité saisir l’occasion pour jeter les jalons de l’organisation ultérieure à Berlin d’un véritable forum économique germano-malien.
La Banque nationale de développement agricole (BNDA) dont le PDG dirige l’APBEF aura la particularité d’avoir des actionnaires allemands dans son capital et d’abriter la ligne de crédit de la KFW.
La première industrie chimique mondiale (BASF), en partenariat avec Toguna Industrie, implantera à Bamako une usine de pesticides répondant aux normes standard notamment en matière de protection de l’environnement. Ce qui ferait de Toguna Industrie (35 milliards de chiffres d’affaires avec BASF), un hub pour toute l’Afrique de l’Ouest.
Le président du Conseil national du patronat du Mali, Mamadou Sinsy Coulibaly a décrit brièvement le secteur privé malien. « Qu’est-ce qu’il faut pour investir au Mali ? Nous voulons du concret. Nous sommes des PME-PMI, l’Etat ne nous finance pas. L’économie malienne est basée sur l’agriculture. C’est pour vous dire que la destination Mali est ouverte à vous tous ; le Mali est une mine d’opportunités. L’accès au marché public est ouvert à tout le monde, il suffit d’être soumissionnaire », a-t-il rassuré.
Le directeur général de la « Malienne de l’Automobile, Lamine Niang a expliqué que sa société est un partenaire de Mercedes, depuis près de 20 ans. Ce qui dénote la confiance instaurée entre les deux parties. A travers cette rencontre, dira-t-il, les opérateurs économiques ressentent une nouvelle dynamique de la coopération germano-malienne, grâce aux plus hautes autorités du pays, qui ont su mettre la diplomatie au service de l’économie.  «Se réunir autour d’une table avec « Afrika Verein »  est une chance pour nos opérateurs économiques car les Allemands sont timides dans leur approche, mais très sérieux dans les affaires et leurs produits sont de meilleure qualité », a témoigné Lamine Niang.
Il s’agit maintenant d’optimiser cette nouvelle dynamique. Déjà, il existe un partenariat entre des opérateurs économiques maliens et allemands. Il s’agira de renforcer cette coopération économique.
Au cours de la rencontre, les hommes d’affaires maliens ont aussi demandé d’accompagner la mise en place des créneaux de financement pour ceux  qui souhaitent renouveler leurs marchandises.
Les  échanges entre les deux parties ont porté essentiellement sur les opportunités d’investissement dans les secteurs de l’agriculture, des énergies renouvelables, des infrastructures et de la santé.
Dans le secteur de la santé, le représentant de la société « Produitpharma », un des principaux fournisseurs de l’UMPP s’est dit préoccupé par l’arrêt de cette usine de fabrication de médicaments. Le ministre Boubou Cissé lui a expliqué que la subvention de l’unité a atteint un niveau insupportable pour l’Etat qui cherche même un repreneur. Sur cette question, le patron du CNPM a promis à « Produitpharma » de l’aider dans ses démarches, si elle est intéressée par l’UMPP ou si elle veut implanter une nouvelle unité.
Le ministre de l’Economie et des Finances a exhorté les opérateurs économiques allemands à investir au Mali. « Il y a une nette amélioration de la situation sécuritaire avec la signature de l’Accord pour la paix et la réconciliation », a-t-il argumenté.
Les hommes d’affaires allemands ont affiché leur volonté d’investir dans notre pays. Il revient aux opérateurs économiques maliens de saisir cette opportunité et de leur proposer des joint-venture mutuellement avantageux. Les entreprises allemandes de taille moyenne sont souvent des leaders mondiaux des marchés dans lesquelles elles sont spécialisées. Ces « champions » cachés respectent des  normes contraignantes et fournissent  des biens et services de la plus haute qualité.

Envoyée spéciale
Christiane DIALLO

MaliwebEconomie
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