L’Agence de gestion du marché central à poisson de Bamako(AGMCPB) a  tenu, hier jeudi, les travaux de la 14e session de son Conseil d’administration. L’ouverture des travaux était présidée par Mme DIAWARA Aissata Lady TOURE, présidente directrice générale de l’AGMCPB ; en présence des administrateurs, des représentants des travailleurs de la boîte. 

 

Au cours cette session, il s’agissait pour les participants de donner de nouvelles orientations au processus de mise en œuvre de l’autosuffisance alimentaire à travers les produits de pêche et d’aquaculture et d’examiner  le rapport à l’ouverture des crédits budgétaires semestrielle.

En campant le décor, Mme DIAWARA a, l’occasion de cette cérémonie d’ouverture, adressé les  remerciements de sa boîte au chef de l’État, le colonel Assimi GOITA, et à son gouvernement pour leur leadership et leur soif d’une gouvernance plus vertueuse du pays dont ils font preuve au quotidien.

Elle a aussi associé sa voix à celle de tous les travailleurs du marché à poisson pour remercier les administrateurs, les partenaires du marché notamment la IICA, les personnes ressources pour l’écoute à nos sollicitations, aux accompagnements qui nous ont été accordés dans la poursuite de l’atteinte des objectifs et des missions alloués à ce marché.

Selon, Mme DIAWARA, le marché central doit relever des défis majeurs qui sont, entre autres : la conservation, la transformation et la commercialisation.

« Ce semestre a été marqué par des faits majeurs qui ont entravé la mise en œuvre de nos activités, notamment les sanctions économiques et financières imposées à notre pays par la CEDEAO du 09 janvier au 03 juillet 2022 ; la crise sociopolitique et sécuritaire. Ces faits majeurs ont aussi ralenti certains partenariats ainsi que la diminution et la rétention de certaines subventions de l’État. À ces facteurs s’ajoute le non-transfert des mareyeurs dont les pourparlers sont toujours en cours », a-t-elle rappelé.

Selon elle, le  marché de produits de pêche et d’aquaculture ; l’appui à la valorisation des produits et d’aquaculture, l’organisation des acteurs de la filière pêche et aquaculture, le conditionnement des produits de la pêche et de l’aquaculture ont  pour objectif d’assurer l’autosuffisance alimentaire de la population malienne en matière de qualité de poisson, d’où la nécessité d’assurer une chaîne de froid, et de valeur constante.

« Je saisis l’occasion, pour remercier davantage nos autorités pour avoir écouté nos cris de cœur par l’augmentation d’un montant de 5.000.000 FCFA à celui de l’année précédente pour la prise en charge des frais d’électricité. Ce geste nous touche énormément, mais nous souhaiterions être déchargés totalement de ces frais », a-t-elle martelé.

Pour la présente session, les administrateurs ont examiné l’État d’Exécution du budget du 1er  janvier au30Juin 2022 de l’Agence.

Selon la présidente directrice,  les réalisations menées présentent des ressources engagées au titre des recettes sur  le Budget d’État où  les encaissements se sont élevés à 46 274 092 F CFA sur une prévision annuelle de 391 500 000 FCFA, soit un taux de mobilisation de 18% par rapport à la prévision annuelle, et un taux d`exécution de 64% par rapport à l’ouverture des crédits budgétaires semestrielle.

« Ce faible taux s’explique par le blocage de certains chapitres notamment l’investissement › par la direction générale du budget en raison des sanctions financières imposées à notre pays par la Communauté internationale

Sur fonds propres,  les encaissements se sont élevés à 97 625 324 FCFA sur une prévision de 555 285 830 FCFA, soit un taux de recouvrement de 17% par rapport à la prévision annuelle.

Ce taux revient à 18% quand on tient compte du solde de départ au 31/12/2021.

Au titre des dépenses sur le Budget d’État,  les dépenses se sont élevées à 46 274 092 F CFA sur une prévision annuelle de 391 500 000F CFA, soit un taux de réalisation de 12%.

Signalons que sur fonds propres, les dépenses se sont élevées à 94 884 494 F CFA sur une prévision annuelle de 555 285 830 CFA, soit un taux de réalisation de 17%.

PAR CHRISTELLE KONE

Source : Info-Matin