Dans l’opinion nationale, Seynabou Diop, la ministre en charge de l’entretien et la construction des routes, est passée maitresse dans l’art de bluffer la population. De Bamako à Kidal, il n’existe pas une route dont la population malienne peut se glorifier. Qui accuser en pareille circonstance ? La question mérite son pesant d’or quand on sait qu’il existe un ministère pour la cause qui mobilise la jeunesse.

 


C’est un climat de révolte qui règne au Mali à cause de la dégradation des routes dans toutes les parties du pays. A Tombouctou, dans le grand nord, les jeunes sont vent-debout depuis la semaine dernière afin d’obliger les autorités à poursuivre la construction d’une route entamée depuis plus de cinq ans. La population en veut aussi aux responsables de l’Etat pour avoir négligé certains tronçons des voies menant de l’aéroport au centre-ville.
La bouillonnante jeunesse de Gao est aussi dans la danse. Son souhait est de mettre fin au calvaire qui consiste à traverser deux pays voisins avant de se rendre dans la capitale. Des nids de poule et des ravins rendent impraticable la route Gao-Sévaré. Pis, les terroristes profitent des failles de la route pour poser des engins explosifs. Le dernier cas a tué une vingtaine de personne aux environs de Hombori, début septembre.
Que dire de Bamako, la capitale, elle n’a pratiquement qu’une grande route bitumée en bon état : celle qui passe devant la résidence présidentielle. Toutes les autres routes goudronnées sont en parfaite dégradation, alors que les véhicules sont de plus en plus nombreux. Les services travaillant sur l’entretien routier sont quasiment invisibles tandis que l’hivernage contribue au délabrement des routes conçues à coups de milliards de nos francs. Dans tout ça, le gouvernement fait de la mise en scène au lieu d’affronter la réalité ou dire la vérité à la population.
Qui n’a pas déjà vu la super ministre de l’Equipement dans ses œuvres, habillée en Jean, tee shirt, posant pour immortaliser ses vadrouilles. Agissant comme si elle allait faire mieux que tous ceux qui l’ont précédé à ce poste, Seynabou Diop a finalement été attrapée par l’histoire lorsque le collectif Sirako a bloqué la route de Kati pour exiger sa démission.
Selon les jeunes, le jeu favori de la ministre était de faire sortir des engins de terrassement chaque fois que les jeunes des villes riveraines de la route de Kayes-Bamako bloquaient la circulation. Son subterfuge avait parfaitement marché surtout en octobre 2018 lorsque les jeunes avaient érigé des barricades pour exiger la reprise des travaux de rénovation.
A l’époque, les jeunes de Kati avaient renoncé à leurs actions quand la ministre a fait un communiqué pour annoncer la reprise des travaux de rénovation. Mieux, tout le monde a vu les engins démarrer les travaux dans les environs de la ville de Kati avant que ces derniers ne disparaissent subitement.
On est en droit de se poser la question de savoir à quoi sert le ministère de l’Equipement. A peine terminées, les routes se dégradent rapidement et l’entreprise n’a aucun compte à rendre. Les plombiers et autres creuseurs de trous détruisent le bitume sans réparer les dégâts après avoir déposé leurs tuyauteries. Il n’y a personne pour les rappeler à l’ordre
Duo Seynabou Diop- DG CIRA –Mali
La rumeur est répandue comme une trainée de poudre. Mme SeYnabou Diop est soupçonnée d’être en connivence avec les responsables de (Conseil Ingénierie et Recherche Appliquée), un Bureau d’Études privé. Une source proche du dossier explique que la plupart de la supervision des marchés de route ou autres est confiée à cette structure. Le Dg Seydou Coulibaly qui serait un camarade de promotion de l’ENI de la ministre s’octroieraient des marchés. Du coup, nos routes sont bâclées et CIRA est certainement là pour dire le contraire. Conséquence, la durée de nos routes est seulement de quelques semaines.
Nous reviendrons dans notre prochaine édition sur le pourquoi les deux s’entendent comme des larrons en foire.
A.D

Source: La Sirène

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Dans l’opinion nationale, Seynabou Diop, la ministre en charge de l’entretien et la construction des routes, est passée maitresse dans l’art de bluffer la population. De Bamako à Kidal, il n’existe pas une route dont la population malienne peut se glorifier. Qui accuser en pareille circonstance ? La question mérite...