La réalisation du barrage de Gourbassi, décisive dans la navigabilité du fleuve Sénégal, en permettant de relever le plan d’eau à un niveau satisfaisant pour une navigation permanente sur 905 km, de Saint Louis au Sénégal à Ambidédi au Mali, est en passe de devenir réalité. En effet, le contrat commercial du projet d’aménagement hydroélectrique de Gourbassi, qui favorisera l’accès de notre pays à la mer, a été signé par le Haut-commissaire de l’Organisation pour la mise en valeur du fleuve Sénégal (OMVS), notre compatriote Hamed Diané Séméga. La cérémonie virtuelle de paraphe de la convention avec l’entreprise chinoise China Machinery Engineering Corporation (CMEC) a eu lieu vendredi dernier au siège du Haut-commissariat à Dakar.

 

En signant ce contrat en mode EPCF d’un coût global de 275.980.849 USD/HT/HD (environ 160 milliards de Fcfa), CMEC réitère ainsi son engagement à assister l’OMVS dans le processus de mobilisation de ce montant pour l’exécution de ce «projet clé en main». Cette étape était un préalable à la signature par les États membres et EXIM Bank de Chine, des conventions relatives au financement de cette infrastructure stratégique. Dont la réalisation est confiée à Machinery Engineering Corporation (CMEC).
Maillon essentiel du programme d’infrastructures de l’OMVS, le barrage de Gourbassi sera réalisé sur la Falémé, à la frontière sénégalo-malienne. Cet ouvrage à buts multiples aura une puissance installée de 18 MW. Il permettra surtout de contrôler les eaux de cet affluent majeur du fleuve Sénégal, en fournissant un débit optimum garanti de 500m3/s à Bakel, station de référence.

Participant ainsi à la régularisation des débits de la Falémé. La normalisation du niveau de l’eau de cette rivière par l’installation de Gourbassi consiste à stocker environ 2,9 milliards de m3 d’eau. Elle a été préconisée par les études APS réalisées en 2012 par SNC LAVANIN, a rappelé le Haut-commissaire de l’OMVS. Pour Hamed Diané Séméga, le caractère stratégique du projet avait été mis en évidence depuis 1970 par le cabinet Sénégal Consult. C’était, selon l’ancien ministre malien de l’Énergie et de l’Eau, dans le cadre de l’étude d’aménagement du fleuve Sénégal commanditée par les Nations unies. Cette enquête avait conclu à la nécessité de la réalisation d’un aménagement à Gourbassi pour stocker 2,1 milliards de m3 d’eau sur la Falémé, en combinaison d’un barrage à Galougo d’une retenue de 32 milliards de m3 d’eau sur le fleuve Sénégal.

Le but étant d’atteindre 500m3/s à Bakel fixé comme débit optimum de régularisation du fleuve Sénégal, a précisé Hamed Diané Séméga, avant d’ajouter que seul le barrage de Manantali, situé sur le Bafing, permet de contrôler une partie des débits du fleuve Sénégal. le Haut-commissaire de l’OMVS soulignera que le schéma retenu par le cabinet d’études Sénégal Consult préconise de maîtriser également les débits du Bakoye et de la Falémé pour accélérer le développement économique et social des États membres de l’Organisation.

À ce titre, la construction du barrage garantira une submersion suffisante des plaines inondables, permettant ainsi la culture de décrue. Des surfaces supplémentaires pourront être irriguées en contre-saison par ses apports régulés. Ce qui va booster le potentiel agricole de la vallée du fleuve Sénégal. Gourbassi favorisera également le développement des activités de pêche, et servira les besoins en eau potable et les travaux vont créer plus de 10.000 emplois locaux pendant sa période de réalisation. Les parties s’activent déjà pour la mobilisation des financements essentiels à la réalisation du projet. Pour sa diligence, le Haut-commissaire de l’OMVS sollicite le soutien du président de la République du Mali, président en exercice de la Conférence des chefs d’État et de gouvernement, Ibrahim Boubacar Keïta. Hamed Diané Séméga a adressé au chef de l’État ses sincères remerciements pour ses conseils avisés et son soutien constant.

Cheick M. TRAORÉ

Source : L’ESSOR

MaliwebEconomie
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