Près de quatre mois après sa fusion avec Rangold, le numéro un mondial de l’or, Barrick, veut prouver aux investisseurs que le géant minier est un placement rentable… à long terme.

Le pdg de Barrick effectue actuellement une tournée mondiale pour convaincre les investisseurs. Après avoir présenté les résultats du géant mondial de l’or à Toronto, le siège canadien du groupe, Mark Bristow faisait étape à Paris ce lundi. Avec un message : « Barrick is back ! (Barrick est de retour !) » Le dirigeant promet la rentabilité à long terme plutôt que des dividendes à court terme. Le titre est en effet chahuté depuis quelques mois et les bénéfices du premier trimestre 2019 (111 millions de dollars), certes en hausse par rapport aux pertes du précédent trimestre, sont en baisse par rapport au premier trimestre 2018.

Cessions d’actifs

Barrick est pourtant le numéro un mondial de l’or. Un rang consolidé depuis sa fusion avec Rangold, en décembre dernier. Mais Barrick reste endetté (3,65 milliards de dollars), après des investissements dans des projets qui ne verront peut-être jamais le jour, comme Pascua Lama au Chili, l’once d’or valait alors plus de 1600 dollars. « Des erreurs », juge Mark Bristow, qui a pris les rênes du nouvel ensemble depuis la fusion et qui envisage de revendre pour 1,5 milliard d’actifs jugés « non stratégiques » d’ici le deuxième trimestre 2020.

Optimisation dans le Nevada

Le prix de l’or stagne à moins de 1300 dollars aujourd’hui mais Barrick n’en a pas moins, estime le pdg, « les meilleurs actifs de l’industrie aurifère… et le meilleur personnel », des effectifs pourtant considérablement réduits pour diminuer les coûts, autour de directions par continent.

Extensions prometteuses en Afrique

En Amérique, la co-entreprise formée en mars avec Newmont sera chargée « d’optimiser » l’exploitation minière dans le Nevada et de « continuer à y faire des découvertes de classe mondiale ». Dans cette catégorie Mark Bristow classe aussi les gisements d’or africains de Loulo-Gounkoto au Mali, ou de Kibali, en République démocratique du Congo, ils ont des « extensions prometteuses » et sont déjà rentables.

Négociations avec le « président Félix » en RDC

Des arguments servis aux investisseurs, alors que le climat semble s’améliorer avec le nouveau pouvoir à Kinshasa. Avec le « président Félix », comme l’appelle le pdg de Barrick… Sur l’augmentation des taxes, « nous avons toutes les raisons de penser que la RDC va revoir sa position, estime Mark Bristow, en particulier dans les endroits où il n’y a pas d’infrastructures et où le gouvernement veut voir le bénéfice des investissements »…

Blocage en Tanzanie

En Tanzanie, en revanche même si Barrick, actionnaire majoritaire d’Acacia Mining, « propose de faciliter les relations avec le gouvernement  », le conflit financier s’éternise. « Nous continuons à perdre de la valeur, reconnaît Mark Bristow, plus aucun concentré d’or n’est expédié ». Tandis que des affaires de violations des droits de l’homme commises par la police, sur le territoire de la mine tanzanienne de North Mara, il y a dix ans, refont surface.

RFI

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