Les membres du Comité technique de gestion du Programme système qualité de l’Afrique de l’Ouest tiennent du 9 au 14 octobre, à l’hôtel de l’Amitié, une réunion pour examiner 30 normes qui seront soumis au Conseil des ministres de la CEDEAO.

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La cérémonie d’ouverture de la rencontre de Bamako était présidée par le ministre du Développement industriel, Mohamed Aly Ag Ibrahim, en présence du président du Comité technique de gestion; du représentant de Helen Klein international ; du directeur Industrie de la Commission de la CEDEAO et les participants venus des pays de la CEDEAO. Cette réunion du Comité technique de gestion a pour but de finaliser 30 projets de normes.
Selon les responsables du Programme système qualité de l’Afrique de l’Ouest, l’année 2017 est une année bien prospère pour l’harmonisation des normes.
Aussi, ont-ils indiqué, l’harmonisation des normes a pris sa vitesse de croisière cette année et que le cap sera maintenu pour augmenter et améliorer le rendement.
Par ailleurs, ont-ils expliqué, l’année 2017 coïncide aussi avec la mise en place d’une infrastructure qualité de l’Afrique inaugurée à Abidjan, il y a quelque mois.
Le représentant d’Helen Klein international a déploré que les pays de l’Afrique soient parmi ceux qui sont les plus frappés par la malnutrition.
Pour lui, face à cette situation, les différents gouvernements ont adopté plusieurs stratégies, notamment l’enrichissement des aliments qui consiste à ajouter les micros nutriments dans les aliments les plus consommés.
Ainsi, a-t-il soutenu, pour marquer leur engagement, les Commissions de la CEDEAO et de l’UEMOA se sont engagées dans le processus d’harmonisation des normes relatives à l’enrichissement de l’huile en vitamine 1, de la farine de blé en fer et en acide folique.
Selon le représentant d’Helen Klein, la norme sur l’iodation du sel, la fortification de la farine de blé en fer et en acide folique, la fortification de l’huile en vitamine 1, ont été déjà validées par le dernier Conseil des ministres en charge des affaires étrangères, qui est le Comité statutaire de la CEDEAO. Cependant, reconnaît-il, d’importants défis restent à relever, notamment la vulgarisation des normes qui ont été harmonisées au niveau de tous les pays de la CEDEAO, le renforcement du système de contrôle de qualité au niveau des industriels et aussi le renforcement de l’inspection des produits qui viennent hors CEDEAO.
Quant au directeur Industrie de la Commission de la CEDEAO, il a rappelé que le processus d’harmonisation des normes a été lancé au Mali en 2011 et qu’en 2012, le Conseil des ministres de la CEDEAO a adopté le règlement fixant les modes de fonctionnement appelé ECOSHAM. Il s’agit d’un mode de fonctionnement qui prévoit à la base un Comité technique d’harmonisation.
Pour lui, des comités sont déjà opérationnels dans le domaine des produits agricoles, alimentaires, chimiques, des matériaux de constructions, électro techniques et les services.
Aussi, a-t-il révélé, le mois de juillet dernier, 20 normes ont été validées et 30 seront examinées au cours de cette rencontre avant d’être soumises au Conseil des ministres pour validation en vue d’en faire des normes régionales. Il s’agit de 3 normes du Comité des produits agricoles, 12 du Comité des produits alimentaires, 13 du Comité des produits chimiques et 2 du Comité des produits électro techniques.
Pour sa part, le ministre du Développement industriel, Mohamed Aly Ag Ibrahim, a rappelé que la présente réunion s’inscrit dans le cadre de l’harmonisation des normes dans l’espace CEDEAO à travers ECOSHAM, dans les domaines couverts par les différents comités techniques d’harmonisation opérationnels.
Le contexte de mondialisation et d’ouverture des marchés, dira le ministre, a accentué les exigences relatives à la qualité. Lesquelles qui peuvent surtout prendre la forme d’obstacles techniques au commerce (OTC) ou sanitaires et phyto sanitaires (SPS) qui, au-delà de leur justification rationnelle, peuvent constituer de véritables entraves à la promotion des produits et services originaires des pays en voie de développement.
«Il devient dès lors crucial pour les Etas membres de la CEDEAO de s’assurer de la conformité de leurs différentes offres commerciales aux normes internationalement admises », a souligné le ministre Mohamed Aly Ag Ibrahim qui reste persuadé que la continuité, voire le renforcement du programme qualité Afrique de l’ouest (PSQAO) contribuera de façon significative au développement d’une infrastructure régionale de la qualité afin de permettre aux entreprises de notre espace communautaire d’être plus compétitives, notamment à l’exportation.

PAR MODIBO KONE ET SIRA BEROU COULIBALY (STAGIAIRE)

 

Source: info-matin

MaliwebEconomie
Les membres du Comité technique de gestion du Programme système qualité de l’Afrique de l’Ouest tiennent du 9 au 14 octobre, à l’hôtel de l’Amitié, une réunion pour examiner 30 normes qui seront soumis au Conseil des ministres de la CEDEAO. La cérémonie d’ouverture de la rencontre de Bamako était...