Le président de la République, Ibrahim Boubacar Keïta, a présidé ce mardi à Bougouni, situé à 160 km de Bamako, la 15è édition de la Journée du paysan. Le thème de l’événement a porté sur la « promotion et valorisation de la filière maïs ». Pour ce faire, les acteurs de la filière recommandent la création d’une unité de transformation au Mali.

 

Selon un communiqué de la présidence, publié en prélude à l’événement, le choix de la filière maïs (de la semence à l’assiette) comme thème, donne l’occasion au chef de l’Etat de vulgariser à un haut niveau la nouvelle dynamique autour cette filière pour assurer la sécurité alimentaire et nutritionnelle. Le maïs est la céréale la plus envisagée pour assurer la sécurité alimentaire et nutritionnelle du Mali. Il peut être cultivé toute l’année durant (maïs de saison, maïs de décrue et maïs irrigué en contre-saison).

La production de maïs connaît une forte progression liée à sa grande diversité de transformation et d’utilisation (alimentation humaine et animale, création de la valeur ajoutée et de revenus). Avec le développement de la technologie, il est aujourd’hui possible avec peu d’investissements de récolter 4 à 12 tonnes de maïs à l’hectare entre 70 et 110 jours, selon les variétés.

Pour  relever le défi de  promotion et valorisation de la filière maïs, les acteurs recommandent la création d’une unité de transformation au Mali.

Rappelons que lors de la campagne dernière (2018-2019), la production de maïs a été évaluée à 3.624.950 tonnes contre 3.598.205 tonnes lors de la campagne 2017-2018.

Le président de la République a déjà donné son quitus au plan de campagne agricole 2019 lors du 9è Conseil supérieur de l’agriculture qui s’est tenu le 27 mai dernier. Ce plan de campagne est estimé à 299 milliards de FCFA pour une production attendue de près de 11 millions de tonnes de céréales.

Dans ce plan de campagne, les objectifs de production de maïs prévoient 3.949.869 tonnes soit une augmentation de 9%.  La norme de consommation en maïs est de 37,03 kilogrammes par personne par an.
La valeur de l’excédent de maïs pourrait générer des revenus bruts d’environ 251 milliards de FCFA au profit des producteurs. Ce montant pourrait permettre d’améliorer les revenus des producteurs, le niveau d’équipement, renforcer leur résilience à l’insécurité alimentaire et nutritionnelle et contribuer à la réduction de la pauvreté en milieu rural.

Mahamane Maïga

Lejecom

MaliwebEconomie
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