Le quinquennat d’Ibrahim Boubacar Kéita a été sans nul doute marqué par de grandes réalisations. Sur le plan de l’agriculture et des aménagements hydro-agricoles, il y a des acquis importants obtenus en ce laps de temps. En effet, sous la présidence d’IBK, 15 % du budget national a été consacré au monde agricole. Conséquence : le Mali est 1er producteur de coton en Afrique en 2018.

Le chef de l’Etat a relevé un premier défi, celui d’avoir alloué 15 % du budget de l’Etat au seul secteur de l’agriculture, au moment où les autres chefs d’Etat de l’Union africaine lors du sommet de Maputo en 2003 se sont engagés à accorder au moins 10 % du budget national de leur pays au financement du secteur agricole.

Au Mali, on peut noter les aménagements hydro-agricoles réalisés en 2016-2017 de 71 971 ha dans le cadre du Programme gouvernemental d’aménagement (PGA) de 100 000 ha pour la période 2014-2018. Le financement de ces aménagements, qui sont programmés dans toutes les régions et le district de Bamako, est assuré par le gouvernement du Mali, les partenaires techniques et financiers et le secteur privé pour un montant de 321 733 906 094 F CFA, dont 116 491 865 308 FCFA (soit plus de la moitié) sont acquis depuis janvier 2015.

Pour booster la production agricole, 4,90 millions d’hectares de superficies de céréales ont été semées ou repiquées ; 730 826 ha de superficies de coton semées ou repiquées. A ces actions, on peut ajouter l’”Opération tracteur” avec 1000 tracteurs mis à la disposition des agriculteurs pour la mécanisation l’agriculture.

D’un coût de plus de 13,6 milliards de F CFA (50 % subventionné par l’Etat, 30 % pool bancaire et 20 % les bénéficiaires), l’opération est en train de redorer le blason de l’agriculture malienne. De nos jours, l’impact des machines est visible sur le terrain.

En effet, dans les zones de culture où plus de 500 exploitations ont reçu des tracteurs subventionnés, les superficies emblavées sont aujourd’hui estimées, au titre des céréales toutes spéculations confondues, à 4 891 299 ha, soit 85 % contre 4 521 254 ha en 2016-2017 avec une production céréalière attendue estimée à plus de 9 millions de tonnes.

Les superficies réalisées concernant le coton qui sont de 730 826 ha, soit 101 % contre 692 631 ha en 2016-2017, avec une production cotonnière attendue pour la compagne 2017-2018 et évalué à 725 tonnes contre 647 300 tonnes en 2016-2017.

Dans le même volet, la modernisation de trois usines d’égrenage et la construction de deux nouvelles usines (Kadiolo et Kimparana) est une réalité. Il faut également mettre l’accent sur la mise à la disposition des agriculteurs de : 500 motocultures, 300 tracteurs équipés, 1000 multicultures équipés, 400 batteuses, 100 motopompes ; la subvention d’engrais de 172 105 tonnes, distribution de 4000 tonnes de semences céréalières et maraichères aux producteurs.

A termes, l’objectif est de booster la production de céréales et de produits de maraîchage, d’un coût total de 24,6 milliards de F CFA financé à 100 % par le budget national. Ces résultats ont permis de baisser le prix du sac de 12 500 F CFA en 2012, 11 000 F CFA en 2017. Cependant, le coût total de subvention des intrants et équipements agricoles sont de l’ordre de 54,1 milliards de F CFA en 2016-2017 reparti entre 41,5 milliards de F CFA pour la subvention des intrants des productions végétales (soit plus de 400 000 tonnes engrais et semences de maïs hybride) contre 12,6 milliards de F CFA pour le Programme de subvention des équipements agricoles.

Dans ce vaste chantier, figure la modernisation de trois usines d’égrenage et la construction de deux nouvelles usines (Kadiolo et Kimparana). Ici, l’objectif est de booster la production de coton, d’assurer la sécurité alimentaire de 2016 à 2017 à travers une convention de financement Union européenne-Mali relative à la Sécurité alimentaire nutritionnelle durable (Sanad)

Focus sur la filière rizicole et gouvernance à l’O. N. : un coût de 32,78 milliards F CFA

Il s’agit d’un don de l’Union européenne lors des campagnes 2014-2015 et 2015-2016 qui sont fournis aux paysans, en traction motorisée : 100 tracteurs et accessoires, 128 motocultures, 360 batteuses, 348 décortiqueuses, 150 groupes motopompes, 100 plateformes multifonctionnelles, 16 mini-rizeries et 150 moulins sont fournis aux paysans.

S’agissant des efforts en intrants, engrais et semences-campagne 2014-2015, ce sont 364 778,58 tonnes d’engrais qui ont été subventionnées : coût 35,68 milliards F CFA ; 208,03 tonnes de semences coût : 312, 94 millions FCFA ; Opération pluie provoquée cout 500 millions de F CFA. Le montant global de la subvention est de 36,5 milliards F CFA, financé à 100 % par le budget national.

Dans ce volet, l’objectif est de booster la production du coton grâce à l’acquisition de matériels et équipements agricoles. Pour la campagne 2017-2018, 100 tracteurs et accessoires de 50 chevaux ; 200 tracteurs et accessoires de 60 chevaux. D’un coût de 4,53 milliards de F CFA. L’objectif est d’améliorer la production et la productivité agricoles en facilitant l’accès aux équipements à un plus grand nombre d’exploitants agricoles. En ce qui concerne la subvention/appui en intrants agricoles 2016-2017. Pour l’année 2018, le budget global de la campagne agricole 2017-2018 est arrêté à la somme de 287,6 milliards de F CFA, dont 53,5 milliards sont destinés à l’acquisition des intrants agricoles (engrais, semences) et 6,3 milliards de F CFA pour les équipements agricoles.

Pour le secteur de l’élevage, de 2013 à 2017, on note une promotion de la pisciculture à travers le lancement d’un projet-pilote d’un montant de plus de 13 milliards de F CFA (plus de 2,1 millions USD). Des sessions de formation ont été organisées en faveur de 100 futures piscicultures sous l’égide de l’Agence pour la promotion de l’emploi des jeunes (Apej). Des formations aux termes desquelles de jeunes pisciculteurs ont été installés à leur propre compte au niveau de l’Office du Niger. En plus, ils sont dotés en kits piscicoles suivant la technique de la cage flottante sur financement de l’Apej.

Grâce à cette action, chaque exploitation piscicole générera cinq emplois, soit au total 500 emplois.

Awa Camara

L’Observatoire

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