Une anarchie totale ! C’est ce que subissent les usagers des SOTRAMA depuis la hausse des prix des carburants il y a quelques semaines. Profitant de la situation, les conducteurs de ces véhicules de transport en commun, plument les populations laissées à leur triste sort. Sur tous les axes, les prix ont presque doublé dans la capitale.  Pour voir les réalités des choses dans ce sous-secteur, nous avons fait un de la ville de Bamako en SOTRAMA, ce jour 9 août 2022.

 

Cette randonnée est partie de Kalaban-Coro à Sénou, passant par le tronçon 30 mètres-Railda. Partout, le constat est le même, les coûts des transports ont doublé, sous les yeux impuissant, voire complices des syndicats de ce transport qui, apparemment profitent eux aussi de cette situation.

Il est 08 heures, nous sommes dans une SOTRAMA bourré de 22 passagers   qui se traîne difficilement vers ‘’Rail-da’’. L’inconfort de l’engin se heurte à la désolation des clients au moment de payer les frais de transport.

Et pour cause, au lieu des 25 f d’augmentation que les usagers des SOTRAMA ont constaté la semaine dernière, ils ont été indignés que les frais de transports aient augmenté de 100 F voire 150F et même plus, selon les humeurs de l’apprenti qui encaisse les sous.

« Le frais de transport c’est 300 F Madame. Hier c’est différent de ce matin ! C’est à prendre ou à laisser. Si vous trouvez que c’est cher, marchez, c’est tout », a rétorqué l’apprenti dans un ton très insolent, quand on lui reprochait d’augmenter les frais de transport.

Les bruits et les disputes entre clients et l’apprenti se font sous les yeux indifférents du chauffeur.

Sur l’axe Sénou, les apprentis rackettent les populations en doublant presque les tarifs des frais de transport. Une vraie zizanie a duré plus d’une semaine. Et visiblement, des acteurs de régulation de ce secteur ont décidé de faire l’omerta.

«Nous devons nous réunir sur cette question de transport. Mais nous n’avons jamais instruit à un chauffeur ou à un promoteur de transport interurbain d’augmenter. Ainsi, nous n’avons vu aucun communiqué qui faisait état d’une augmentation de frais de transport à Bamako et sur toute l’étendue du territoire national », nous a confirmé un syndicaliste sur les raisons de ce grand silence au plus haut niveau de leur syndicat.

Ce qui corrobore les remarques des observateurs qui crient à l’anarchie dans le secteur du transport en commun au Mali.       

Selon un conducteur de SOTRAMA, bien qu’actuellement, le pays  ne soit pas sous embargo,  la question de carburant devient problématique jusqu’à ce que le gouvernement même a fait un communiqué pour dire qu’il y aura une augmentation du prix du carburant à la pompe qui est 811  FCFA pour l’essence, et 809 FCFA le gasoil par litre.

«Donc, nous, conducteurs de Sotrama, on a jugé nécessaire d’augmenter le tarif des passagers à 175 ou 200 FCFA, afin de pouvoir faire des recettes à la fin de la journée », explique-t-il.

Signalons que cette augmentation se fait sans aucune fixation officielle des prix des tarifs par les responsables des syndicats des transporteurs. Ce qui explique sans doute cette spéculation au grand malheur des usagers.   

Par ailleurs, le département ministériel chargé des questions de transport avait, dans un passé récent, interdit à tout transport en commun de faire une augmentation des prix tarifaires sur le transport.

Contrairement à la fois où le Conseil Malien des Transporteurs routiers est monté au créneau pour avertir les chauffeurs du transport public de ne pas aller à une modification des tarifs, cette fois-ci, c’est le silence total que certains observateurs ne comprennent pas.

En étendant une décision des acteurs concernés, les maliens souffrent dans leur économie au quotidien. Car leur sort dépend désormais des humeurs des chauffeurs et apprentis SOTRAMA et car des transports interurbains.

PAR CHRISTELLE KONE

Source : Info-Matin

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