La communauté musulmane célèbrera la fête de Tabaski ce samedi 09 juillet 2022. A ce stade, les préparatifs sont timides dans les régions, soulignent les populations locales. Beaucoup d’entre elles dénoncent la conjoncture économique. Mais à Bankass, la préoccupation majeure des populations reste l’insécurité.

 

La cité des Balanzan prépare cette fête de Tabaski. Cependant ses habitants dénoncent la cherté des produits de première nécessité en cette veille de fête.

« À l’approche de la fête, nous sommes tous contents, car nous allons consommer la viande de mouton », atteste une habitante de Ségou. « Des gens achètent aussi des habits. Mais personnellement, je ne l’envisage pas cette année », poursuit la même dame.

« Quant à moi, je me concentre plus sur mes enfants », nous confie un chef de famille. « Vraiment les temps sont durs, particulièrement à Ségou. Tout est cher, y compris les habits et les condiments. De ce fait, je compte porter une ancienne tenue pour la fête », affirme une ménagère.

« Nous pleurons toujours nos morts »

Au centre du pays, à Bankass dans la région de Bandiagara, l’ambiance n’est pas festive. Les populations affirment qu’elles vont fêter dans la douleur. Elles déplorent les récentes tueries dans la localité.

« Nous fêtons dans la douleur et l’insécurité totale », déplore un chef de famille à Bandiagara. « Nous n’avons pas fini de pleurer nos morts », rajoute-t-il.

« Cette année, il y a beaucoup d’enfants déplacés. Parmi eux, beaucoup ont perdu leurs papas », affirme d’une voix triste un jeune garçon.

Notons qu’à Niafunké, au nord du pays, en plus de la cherté des produits alimentaires, les habits pour enfants sont intouchables, rapportent des sources locales. Ils coûtent 10.000 à 20.000 FCFA. C’est du jamais vu, soulignent ces mêmes sources.

Source : Studio Tamani