Le président médiateur universel regrette certaines déclarations exprimées récemment par les ministres des Affaires étrangères et de la défense, concernant le Mali.

Suite au coup d’Etat au Mali, plusieurs pays occidentaux ont pris la parole pour condamner ce putsch. C’est le cas notamment de la France dont Jean-Yves Le Drian, ministre de l’Europe et des affaires étrangères, a également condamné ce « coup de force ».

Sauf que les propos tenus par ce membre du gouvernement français n’ont pas plu à Shanda Tonme. Dans une lettre adressée au président Emmanuel Macron, le président médiateur universel regrette les propos de certaines déclarations exprimées récemment par les ministres des Affaires étrangères et de la défense, concernant le Mali.

« Le Mali comme le Cameroun, comme le Gabon, comme le Vietnam, comme le Chili et comme d’autres nations, constitue une entité étatique et nationale souveraine, reconnue ainsi par le droit international, l’organisation des nations unies et même par l’Union européenne dont la France est un des principaux moteurs. Le Pays aspire à développer des relations franches et mutuellement bénéfiques, avec des partenaires publics et privés variés, et revendique légitimement une considération concrète », explique-t-il.

La lutte contre le terrorisme au Sahel

Et de poursuivre : « les sorties de vos collaborateurs chargés de la diplomatie et de la défense, ne peuvent qu’avoir des effets négatifs et sont par certains aspect insultantes, humiliantes et clairement provocatrices. Certes, nul ne saurait dénier à la France le rôle prépondérant qu’elle tient dans la lutte contre le terrorisme au Sahel, et nul ne saurait banaliser, renier ou contredire une influence plus que visible, qu’exerce votre pays sur le destin de ses anciennes colonies. Les analystes ont vu là, une expression brutale et peu courtoise, du dogme obsolète de la souveraineté limitée ramenée subrepticement à l’ordre du jour, pour des raisons sécuritaires. Une approche plus discrète, mieux élaborée et conviviale par les voies diplomatiques usuelles, aurait été plus indiquée en la forme, même en étant contestable dans le fond ».

Pour le professeur à l’Institut des relations internationales du Cameroun (IRIC), le Mali n’aspire point à devenir une nouvelle colonie de quelle que puissance que ce soit. Mais reconnait Shanda Tonme, la réalité des rapports des forces, des ordonnancements géopolitiques et des constructions stratégiques immédiates qui impactent sa sécurité, commandent des ajustements, des compromis et des sacrifices. Lesquels se traduisent par le besoin de diversification voire de multiplication des partenaires dans tous les domaines.

Source: actucameroun
MaliwebEditorial
Le président médiateur universel regrette certaines déclarations exprimées récemment par les ministres des Affaires étrangères et de la défense, concernant le Mali. Suite au coup d’Etat au Mali, plusieurs pays occidentaux ont pris la parole pour condamner ce putsch. C’est le cas notamment de la France dont Jean-Yves Le Drian,...