Déclenchée depuis l’année dernière par les enseignants, la grève est toujours de rigueur suite à la non application immédiate de l’article 39 par le Gouvernement. Si l’année scolaire a pu être sauvée de justesse, celle de cette année demeure dans l’incertitude. De nombreuses personnes sont en effervescence, car même les écoles publiques sont fermées à clé. Pour les ouvrir définitivement et chercher une solution aux revendications des Enseignants, la Plateforme contre la Corruption et le Chômage au Mali (PCC), dirigée par Pr Mahamadou Clément Dembélé, organise une grande marche pacifique, le 28 février prochain, à Bamako.

L’information a été donnée par le président de la Plateforme PCC, Pr Clément Dembélé, lors d’une conférence de presse, tenue lundi 17 février, au siège de l’organisation.

Répondant aux questions des journalistes sur la crise scolaire au Mali, le président de la Plateforme PCC a immédiatement proposé au Gouvernement et aux Enseignant la mise en place d’un organe de conciliation annuelle dénommée  » Négociation Annuelle Obligatoire (NAO) « , qui permettra d’anticiper les problèmes syndicaux pendant les vacances afin de mettre définitivement fin aux grèves intempestives des Enseignants au cours de l’année scolaire. Pour lui, la crise scolaire au Mali annonce une apocalypse. Avant de déclarer qu’  » au lieu de 9 mois d’étude scolaire, les enfants maliens n’ont fait que 3 mois l’année dernière et le même cas risque de se répéter cette année, si rien n’est fait. Ce qui est très grave « .

Ainsi, Pr Clément Dembélé a révélé :  » Nous étions silencieux face à la crise scolaire depuis un certain temps, nous croyions qu’il y aura une entente, mais hélas, les deux camps n’arrivent pas à trouver une solution définitive, alors que nos enfants sont des victimes innocentes. Mais, j’accuse personnellement les parents d’élèves qui voient tous les jours leurs enfants à la maison sans s’inquiéter « .

C’est pourquoi, pour sauver l’école malienne, la Plateforme PCC, par la voix de son président, organise une grande marche pacifique vendredi 28 février prochain, à Bamako, à la place de l’indépendance, autour du monument de la paix pour demander au Gouvernement malien et aux Enseignants grévistes de trouver une solution définitive à la crise scolaire. Et d’ajouter :  » La Plateforme PCC ne soutient ni les Enseignants, ni le Gouvernement, nous sortirons en tant que parents d’élèves pour sauver l’école malienne installée durablement dans cette crise « . Avant de prévenir :  » Après la marche de 28 février, nous observerons jusqu’au 6 mars, si l’école n’est pas rouverte, la Plateforme PCC marchera encore et, s’il le faut, elle décrétera un vendredi noir jusqu’à ce que les protagonistes trouvent une solution définitive « . Et de conclure :  » Même s’il faut annuler les élections législatives du 29 mars prochain et régler le problème des enseignants prioritairement avec les 12 milliards (ndlr : enveloppe prévue pour les législatives) afin de satisfaire l’article 39 que réclament les Enseignants, il faut le faire sinon l’avenir du pays est lié à l’éducation « .

Daouda SANGARE

Source : l’Indépendant

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Déclenchée depuis l’année dernière par les enseignants, la grève est toujours de rigueur suite à la non application immédiate de l’article 39 par le Gouvernement. Si l’année scolaire a pu être sauvée de justesse, celle de cette année demeure dans l’incertitude. De nombreuses personnes sont en effervescence, car même...