Sauver  ce pays des grands Empires du Sahel Médiéval, jadis, beaucoup plus vaste et sans partage. Il m’était arrivé de suivre un reportage de Mr Jean Pierre Tita à l’époque Directeur  Régional du site archéologique  d’Essouk qui certainement pour apporter un sens au langage des tessons de céramique et aux autres signes archéologiques qui jonchent toute l’étendue de l’espace Mali disait ceci : que Kankan Moussa,  avait séjourné dans la dite localité (Essouk) lors de son retour du pèlerinage à la Mecque.

Durant ce séjour, les chevaux de sa troupe étaient alimentés par le fourrage (bourgou) qu’un jalon de personnes se passait de  main à main du bord du fleuve de Gao à Essouk à 60 Km au-delà de l’actuelle Kidal ville. Ce rapprochement historique n’était pas un fait de hasard. C’était juste pour élucider que Gao et Essouk ont toujours été sous la même Autorité territoriale. Voilà qui interpelle en ce moment nos Historiens et Hommes de culture pour l’étayer d’avantage et prouver à ceux qui reprochent à l’Afrique de n’avoir pas une histoire écrite que dieu merci, nous savons bien regarder du côté de nos sites archéologiques qui peuvent être des simples tessons de céramique ou de l’Art rupestre etc. des choses utilisées par nos sociétés en vue d’asseoir leur prétention territoriale et/ou de transmettre leurs mémoires. Tout ceci dit beaucoup de choses sur les mains qui les ont faites, sur les intentions qui étaient derrière… voilà autant de richesses documentaires capables d’être exploitées aujourd’hui par nos spécialistes pour produire les mêmes effets que les écrits des clercs de l’époque.

QUELQUES DATES EDIFIANTES :

– Plusieurs Historiens du monde situent le début de l’évolution au Sud du Sahara des populations noires aux environs du XIII au XI av J. C. (ref : document intitulé : la Vie Quotidien en Egypte au temps des Ramsès XIIIè au XIè S AV J. C) de  Pierre Montet.

– Boubou Hama du Niger situe l’arrivée du Songhaï au III è S Av J. C.  (ref : Actes des Colloques des Scientifiques Africains tenus à Niamey- Niger en 1976 – 77).

– Au Prof Joseph Ki Zerbo de situer le début de l’Empire Songho à l’an 500 de notre ère (ref : Histoire de l’Afrique noire ; du Prof Joseph Ki  Zerbo).

– le VII S de notre ère est la période retenue par les recherches du Dr Choguel Kokala Maiga sur la fondation de l’Empire Songhoi à Koukia sa capitale et dont la chute se situe en 1591. (ref : son livre intitulé : les Rebellions au Mali de 1960 à nos jours.

– Quant au Nomade Saharien actuel Tamasheq ou Touareg il est arrivé au Sud du Sahara vers l’an 800 de notre ère. C’était lui, par son mode de vie tributaire qui à pousser l’inspiration des populations noires à s’organiser en vue d’assurer leurs propres défenses. Certaines de ces organisations ont vu leurs plus grands épanouissements au stade de Royaumes ou Empires.

Voilà autant de preuves que le peuple malien du Nord au Sud, du Centre et de l’Est à l’Ouest doit savoir ou se rappeler pour voler au secours de ce pays bénie ayant survécu à toutes les tentatives de division et qui aujourd’hui a besoin de la voix de son peuple éclairé pour dire non à la division du pays, non au découpage territorial calculateur, non à l’accord d’Alger très ambigu soumis et non voulu et non aussi à toutes les forces étrangère sur notre sol. Que chaque force étrangère aille s’occupe de ses crises manifestées entre autres par ses gilets jaunes, les femmes de chez lui contre les violences sexistes et sexuelles faites sur elles, contre la cherté de vie dans son propre pays…

D’autres, l’ONU a faillit à sa mission d’impartialité et de justice. Ses  manœuvres actuelles prouvent plutôt qu’elle est un pays en quête d’espace et de ressources. Elle fait vivre son administration sur les ressources des pays en proie à des conflits nés dit-on de ses soins et entretenus par sa mauvaise gestion quand elle y intervient. Aussi bien l’ONU que le pouvoir central de Bamako sachent que le peuple profond se doute de leurs intentions réelles qui animent les balisements autour de la gestion de la crise Malienne. Que l’ONU sache que nous sommes un peuple de dialogue capable de ramener la cohésion dans son pays à l’absence de tout arbitrage partisan. Les preuves patentes sont multiples : la 1ère a consisté à la désillusion par le 1er Président du Mali Modibo Keita à travers son message porté par le très respecté Mohamed Aly AG Attaher de Goundam auprès de ses collègues Chefs Coutumiers du Nord quand la France à l’orée des indépendances leur avait miroité et réaliser sur papier la création de l’Organisation des Communes Riveraines du Sahara (OCRS). Le contenu du message avait pour mission d’informer les Leaders Tamasheq du Nord qu’en créant l’OCRS, la France n’avait nullement l’intention de faire d’elle un Etat indépendant mais plutôt de la rattacher à un département français étant donnée qu’à l’époque la France avait besoin de l’espace dans le Sahara compte tenu de sa position stratégique et en vue d’y implanter entre autres ses infrastructures nucléaires.

Le volte-face ne s’était pas fait attendre car, à ça ; les Leaders Tamasheqs ont préféré rester  avec leurs frères noirs avec lesquels ils ont appris à vivre. La 2éme   qui rejoint la 1ère mais qui punit toute tentative de diviser cette terre que le seigneur a uni ; la preuve est le sort réservé aux bourreaux auxquels on reproche l’origine de la crise du Mali : la Libye sous Kadhafi ; le Burkina sous Blaise Kompaoré ; l’instabilité de la France depuis sous Sarkozy (terrain sur lequel l’ONU est attendue aujourd’hui pour éviter à la France de retomber dans sa crise de 1789). Avis au monde entier, que personne ne peut aimer et ménager nos frères blancs mieux que nous leurs frères noirs Maliens comme eux…

    CNCB   Merci     

AG Intazoumé Moussa Dicko    

Source:  Le Républicain

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Sauver  ce pays des grands Empires du Sahel Médiéval, jadis, beaucoup plus vaste et sans partage. Il m’était arrivé de suivre un reportage de Mr Jean Pierre Tita à l’époque Directeur  Régional du site archéologique  d’Essouk qui certainement pour apporter un sens au langage des tessons de céramique et...