Le Mali est un pays de paix et de dialogue. Les Maliens ont toujours accepté des compromis. Malheureusement, depuis peu, l’arrogance des nouveaux dirigeants est en train de faire changer le malien. Ce qui semble nous conduire vers l’abîme. D’où depuis des contestations tout azimut jusqu’à exiger le départ du président IBK et de son régime. Malgré tout, l’espoir est là, même chancelant. Alors, le président IBK, peut-il être sauvé ?

 

L’heure est grave voire très grave. Certainement que les thuriféraires et les laudateurs d’IBK n’y croient pas ou font semblant de ne pas y croire. Pire, certains tentent de lui faire croire qu’il maîtrise tout et qu’il a la majorité. De véritable poudre aux yeux.

Dans l’histoire du Mali, de notre vécu et de ce qui nous a été raconté, aucun chef ou responsable n’a autant été contesté, trimballé jusqu’à être humilié comme IBK. Malgré tout, fou de pouvoir, parce que grand jouisseur avec une famille, amis et proches qui gèrent tout, il n’entend point jeter l’éponge. Surtout qu’il a un autre objectif de faire passer le relais du pouvoir à son fils au détriment des intérêts du peuple. Malheureusement pour lui, car sa gestion oligarchique a détruit le pays.

Qu’à cela ne tienne, contesté avant la fin de son premier mandat, il s’est accroché par la force des armes, par la division, la corruption et l’insouciance pour se succéder à lui-même. Du coup, se sont accrus les problèmes ainsi que les contestations. Averti en sourdine pour qu’il puisse changer sa méthode de gouvernance, IBK n’a daigné écouter. Il en a rajouté en prenant et considérant les maliens comme des prisonniers, des esclaves que lui, sa famille et proches ont attrapés. Alors, de la sourdine, des patriotes sont sortis de l’ombre pour le lui dire publiquement. Il fut donc interpellé, maintes fois. Il est resté intraitable et tente toujours de noyer le poisson dans l’eau. Disant qu’il tend la main afin que les gens viennent manger leur petite part. En ne les empêchant pas de se jouir des biens de l’État comme bon leur semble. Pour qu’il puisse dire encore : «C’est grâce à moi que ton père est ce qu’il est.» ou encore : «Ils ont mangé et ont refusé de laver les vaisselles.» N’étant pas parvenus à cette fin, IBK et ses laquais sont finalement passés à la vitesse supérieure. Alors, des mouvements d’avertissement, les patriotes ont décidé de passer à la première grande action, la désobéissance civile.

Dos au mur, IBK et ses hommes ont finalement tué des paisibles citoyens à mains nues. Ayant déjà été à l’occasion de tuerie des dizaines de milliers de personnes civiles et militaires, il en a rajouté. Et puis, il tente de convaincre les gens afin de rester à la commande d’un peuple meurtri. Peut-il être sauvé ?

Répondre par l’affirmatif serait suicidaire. Car, le peuple n’en veut plus et n’en peut plus. Alors, il va être difficile voire impossible que ce peuple accepte d’être dirigé par ses assassins. C’est pourquoi, IBK a du pain sur la planche. Le risque sera grand si aujourd’hui ses pairs de la CEDEAO durcissent le ton. Car, le peuple malien n’est pas un peuple soumis, résigné. C’est un peuple brave qui, depuis a décidé de prendre son destin en mains. Il n’est jamais trop tard de bien faire. Pour être sauvé, IBK est le seul qui détient la clé et non ses pairs de la CEDEAO. Alors, au kantiamatigui de se remettre en cause pour se sauver et éviter au Mali le naufrage.

Boubacar DABO   

Zénith Balé

MaliwebEditorialSociété
Le Mali est un pays de paix et de dialogue. Les Maliens ont toujours accepté des compromis. Malheureusement, depuis peu, l’arrogance des nouveaux dirigeants est en train de faire changer le malien. Ce qui semble nous conduire vers l’abîme. D’où depuis des contestations tout azimut jusqu’à exiger le départ...