Ça aurait été un accident banal comme tous les autres qui se déroulent à travers la ville. Mais, celui qui est arrivé le lundi 7 septembre dernier devant la direction nationale de la police est assez révélateur et mérite une attention.

(image utilisée juste a titre d`illustration).

En effet, ce lundi, vers 16h, Kôlèba et Maïmouna sont sortis de la cité administrative sur la moto Djakarta. Après avoir passé sous l’échangeur, au niveau de l’entrée de la direction de police, côté ouest, ils furent renversés par une voiture sortant de la direction. Au volant de cette voiture, une policière. Sortie de sa voiture, elle se plaint de la motocycliste ‘’Tu ne m’as pas vu, pourquoi tu roules de la sorte’’ ? Sans porter assistance à la blessée, Maïmouna couchée sur le goudron, elle rentre dans sa voiture et s’en va. Au même moment, une de ses supérieures est sortie et a prononcé des propos conciliants tout en offrant une aide aux victimes. Elle prend l’engagement de régler les frais médicaux des victimes. Ce qu’elle a fait d’ailleurs.

Pourquoi la policière X n’a pas porté assistance à la blessée ? Avait-elle été paniqué au point d’abandonner ces personnes qu’elle venait de renverser ? Ou est qu’elle a agi par arrogance sous le couvert de la tenue qu’elle porte ?

Pourtant, un accident qui pouvait bien être évité car il y a non seulement la barrière mobile et un agent de faction doit toujours assurer le conducteur sortant si le passage est libre. La policière X serait sortie brusquement sinon l’accident n’allait pas arrivé. Accident avec délit de fuite de la part d’une policière est également inadmissible. Pour l’honneur de la tenue et le respect de soi, elle aurait dû porter secours. Hélas ! la policière X a failli.

Le hic dans cette malheureuse situation, c’est que les victimes n’ont pas pu retenir le numéro de la plaque d’immatriculation de la voiture de la policière ou le numéro du châssis (CH) comme il est fréquent avec les porteurs d’uniforme et le voisinage n’a pas pu donner des indices sur la voiture et sa propriétaire. Malgré tout, c’est un cas de conscience qui devrait habiter la policière X.

Mais il faut noter aussi que les barrières de protections, derrière le mur d’enceinte de la cour de la direction nationale de police, obstruent la vue du côté de la cité administrative.

Drissa T. SANGARE

Source : L’Analyste

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Ça aurait été un accident banal comme tous les autres qui se déroulent à travers la ville. Mais, celui qui est arrivé le lundi 7 septembre dernier devant la direction nationale de la police est assez révélateur et mérite une attention. (image utilisée juste a titre d`illustration). En effet, ce lundi,...