L’arrestation du multirécidiviste B. T par les éléments du Commissariat de police du 12e arrondissement dirigé par le Commissaire divisionnaire de police Hamadou Ag Elmehdi remet désormais sur la table la question de la Grâce présidentielle accordée à certains condamnés qui se sont distingués au cours de leur détention pour réduire partiellement ou définitivement leur peine. En effet, bien qu’une disposition constitutionnelle, nous constatons de plus en plus que les conditions ou encore les critères d’attribution de cette grâce font débat, car plusieurs condamnés ayant cette mesure retombent dans la délinquance. C’est le cas du multirécidiviste B. T arrêté pour braquage quelques semaines seulement après son élargissement par un Décret présidentiel suite aux mesures de décongestionnement des lieux de privation de liberté suite à l’apparition de la pandémie Covid-19 dans notre pays. Pouvons-nous appeler cela de « Grâce gate » ?

*** Local Caption *** De gauche à droite, Angoue Ndong alias Copine, Arouna Nchoungou et Laïcka Ayizame Biyoghe. Le trio ayant délesté un monsieur de la somme d’un million de francs.

De sources policières, dans la matinée du samedi 6 juin 2020 aux environs de 06 heures, suite aux renseignements d’un citoyen désirant garder l’anonymat, les éléments de la Brigade de recherches du Commissariat de police du 12e Arrondissement sous la conduite du Commandant de police Danséni Koné alias Derrick ont interpellé un suspect répondant aux initiales B.T pour tentative de cambriolage et vol à main armée d’une boutique de vente d’articles divers à Boulkassoumbougou.

Des renseignements recueillis, il ressort que dans leur modus operandi, les deux suspects se sont présentés au boutiquier comme étant des clients potentiels qui souhaiteraient acheter de la cigarette. Ce dernier, très confiant, s’est levé pour les servir, aussitôt le complice de B.T, un certain A. K, toujours dans la nature, l’a violemment poussé contre le placard avant de le sommer sous la menace de son arme de se mettre à leur disposition.

Au même moment, son acolyte, le nommé B.T qui montait la « garde » et armé d’un pistolet automatique (P.A) de fabrication artisanale améliorée, a subitement tiré en direction du boutiquier qui a raté sa cible pour atteindre malheureusement l’un des frères du boutiquier. Et ce dernier a été blessé. Cependant, une bagarre acharnée s’est engagée entre les deux parties, au cours de laquelle, le nommé B.T a été grièvement blessé et appréhendé dans sa fuite par une foule surexcitée qui voulait l’appliquer la vindicte populaire, évitée de justesse grâce à l’intervention de quelques personnes de bonne volonté. Quant à son complice, le nommé A.K, il a pu s’échapper.

Alertée, l’équipe d’intervention de la Protection civile a immédiatement transportée B. T aux urgences de l’hôpital Gabriel Touré pour y recevoir des soins appropriés. Après six jours passés sous d’intenses traitements et sous haute surveillance policière, le nommé B. T a été conduit au Commissariat et placé en garde à vue pour besoins d’enquête.

Par ailleurs, rappelons que le nommé B. T est le chef d’un gang qui avait tenté de déposséder un élément de la Forsat-Garde de sa moto Djakarta, il y a environ une année, où il a été blessé par balle avant d’être interpellé par sa victime et mis à la disposition de la justice. Condamné à deux ans de prison fermes, il a bénéficié de la grâce présidentielle accordée récemment par le Président de la République suite à la pandémie Covid-19. Cette prise pose désormais la question des critères d’attribution de cette disposition constitutionnelle, la grâce présidentielle.

Mama PAGA

Source: Journal le Pays- Mali

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L’arrestation du multirécidiviste B. T par les éléments du Commissariat de police du 12e arrondissement dirigé par le Commissaire divisionnaire de police Hamadou Ag Elmehdi remet désormais sur la table la question de la Grâce présidentielle accordée à certains condamnés qui se sont distingués au cours de leur détention pour...