N’Djamena, la capitale tchadienne accueille depuis hier (lundi 15 février 2021), et pour deux jours, le sommet du G5-Sahel. Dans le programme de ces deux jours de sommet, les Chefs d’Etat du Burkina Faso, du Mali, de la Mauritanie, du Niger et du Tchad sont appelés à tenir, dans l’après-midi du lundi 15 février 2021, des pourparlers à huis clos avec le Président français Emmanuel Macron.

 

Et le 16 février (aujourd’hui) les Chefs d’Etat en question rencontreront la Coalition pour le Sahel, une structure constituée par les autres partenaires internationaux qui agissent dans la sous-région sahélienne. Le moins que l’on puisse dire est que le sommet du G5-Sahel, qui tend à s’imposer annuellement, requiert une importance toute particulière, tant du côté des pays sahéliens que de celui de la France qui en est d’ailleurs la principale initiatrice. Rappelons que la première édition de ce sommet, si on peut l’appeler ainsi, s’est tenue à Pau (en France) le 13 janvier 2020 et d’importantes annonces, se rapportant à la pacification de la bande sahélo-saharienne, y avaient été faites avec l’espoir que leur concrétisation pouvait permettre d’éradiquer le terrorisme, ce fléau qui fait peser une sérieuse hypothèque sur la paix et la quiétude dans les pays se partageant cet espace géographique.

 

A l’entendement de bon nombre d’observateurs et autres spécialistes de l’antiterrorisme, l’annonce la plus importante qui avait été faite au sommet de Pau, était celle se rapportant à la mise en place d’un nouveau cadre politique, stratégique et opérationnel baptisé ‘’Coalition Pour le Sahel’’ et qui était appelé à rassembler les pays du G5-Sahel, la France et les autres pays partenaires.

 

Cette alliance militaire et politique devait œuvrer plus à un recentrage des opérations militaires sur la zone du Liptako-Gourma, communément appelée la ‘’zone des trois frontières’’, avec désormais pour cibles prioritaires, le terrorisme et ses multiples connexions que sont le crime organisé et le trafic de drogue. C’est donc le plus naturellement et le plus logiquement du monde que le sommet de N’Djamena fasse le bilan des actions entreprises par la Coalition pour le Sahel. Mais malheureusement, cette rencontre de N’Djamena se fera en l’absence du président français Emmanuel Macron et très probablement de toute la délégation française qui devait compter en son sein, Jean-Yves Le Drian et Florence Parly respectivement ministre français des Affaires Étrangères et ministre des Armées.

Pour raison de cette absence, l’Elysée évoque des « raisons sanitaires » liées à la pandémie du Covid-19.

C’est donc dire, Emmanuel Macron et probablement les membres de la délégation qui devaient l’accompagner à N’Djamena, participeront en visioconférence au huis clos des chefs d’Etat du G5 puis à la réunion plénière élargie aux partenaires internationaux.

Dans le sérail de la présidence française, on explique qu’ On ferme les frontières pour les Français, donc le président s’est appliqué la même contrainte et l’a appliqué à ses ministres. L’annulation de ce voyage est due uniquement à des raisons sanitaires. La réflexion est toujours en cours avec nos partenaires. C’est à la lumière de ces discussions à la fois avec nos partenaires sahéliens, de leur degré d’engagement et du degré d’engagement de nos partenaires internationaux que le président prendra des décisions sur l’évolution de notre dispositif ».

En vérité, évoquer des raisons sanitaires pour expliquer l’empêchement du Chef de l’Etat français à se rendre à N’Djamena (Tchad) pour le sommet du G5-Sahel, semble plutôt être un alibi tout simplement.

Les vraies raisons de cet empêchement pourraient bien être ailleurs.

El Hadj Mamadou GABA

Source : Le Soir De Bamako

MaliwebInternational
N’Djamena, la capitale tchadienne accueille depuis hier (lundi 15 février 2021), et pour deux jours, le sommet du G5-Sahel. Dans le programme de ces deux jours de sommet, les Chefs d’Etat du Burkina Faso, du Mali, de la Mauritanie, du Niger et du Tchad sont appelés à tenir, dans...