Aux Etats-Unis, on pensait que Donald Trump allait déclarer l’état d’urgence contre les ravages provoqués par les opiacés – héroïne mais aussi antidouleurs délivrés sur ordonnance – pour lesquels deux à trois millions de personnes seraient accros dans le pays. Ce mardi 8 août, le président américain n’a finalement pas suivi la recommandation de la commission spécialisée, ni dévoilé de nouvelles politiques contre l’addiction à ces antalgiques puissants qui ont provoqué plus de 60 000 décès par overdose l’an passé. Mais il a tenu à afficher sa fermeté, souhaitant notamment davantage de répression et de contrôle des professionnels de santé qui prescrivent ce genre de médicaments.

Donald Trump president usa amerique etat unis

Avec notre correspondant à New York,Grégoire Pourtier

Donald Trump n’a pas déclaré l’état d’urgence pour lutter contre la crise des opiacés aux Etats-Unis, mais il n’en a pas moins interrompu ses vacances quelques heures, afin d’être informé en profondeur.

Car les chiffres aussi bien que les faits sont effrayants et appellent une réaction : les overdoses ont notamment augmenté de près de 20% entre 2015 et 2016. Actuellement, ce sont environ 150 personnes qui meurent chaque jour dans le pays, parfois à cause d’une surconsommation d’antidouleurs, parfois parce que l’héroïne a remplacé les prescriptions médicales.

Pas d’annonce concrète

Entouré d’une bonne partie de sa garde rapprochée, le président américain n’a toutefois rien annoncé de nouveau, insistant surtout sur un renforcement du respect de la loi. Dealers, mais aussi médecins et pharmaciens sont accusés de profiter d’un système lucratif. « Nous allons remporter cette bataille, nous n’avons pas d’alternative, a déclaré le président américain. Nous nous devons de l’emporter, pour nos jeunes. Et franchement, nous devons aussi le faire pour un tas d’autres gens, pas forcément jeunes, mais qui sont totalement accros et qui font face à de sérieux problèmes. »

Le fléau touche une partie des électeurs de Trump

Donald Trump marche cependant sur des oeufs. Le fléau touche en grande partie les populations blanches, rurales et désindustrialisées, qui l’ont porté à la présidence.

Le nombre d’overdoses mortelles a toutefois aussi explosé chez les Afro-Américains depuis 15 ans que les règles de prescriptions médicales ont été assouplies et que l’industrie pharmaceutique a intensifié son lobbying. Le fléau est ainsi révélateur de nombreux dysfonctionnements sociaux et économiques du système américain, et n’en sera que plus difficile à endiguer.

MaliwebInternational
Aux Etats-Unis, on pensait que Donald Trump allait déclarer l’état d’urgence contre les ravages provoqués par les opiacés – héroïne mais aussi antidouleurs délivrés sur ordonnance – pour lesquels deux à trois millions de personnes seraient accros dans le pays. Ce mardi 8 août, le président américain n’a finalement...