Invité du 23h de franceinfo, le président du CGEMP, Patrice Geoffron, évoque l’annonce par Gazprom de la fin de l’approvisionnement de l’Europe en gaz russe, et les solutions de repli existantes.

Après l’annonce de Gazprom, mardi 30 août, de la suspension totale des livraisons de gaz russe vers l’Europe, Patrice Geoffron, président du CGEMP (Centre de Géopolitique de l’Energie et des Matières Premières), estime que ce n’est “pas totalement surprenant, parce qu’on a compris au fil de l’été, et même à la fin du printemps, que la stratégie russe est de jouer avec nos nerfs“. La part du gaz russe dans la consommation française était usuellement de 15% à 20% mais avait déjà été divisée par deux.

D’autres sources d’approvisionnement déjà trouvées ?

Le gouvernement a d’ores et déjà indiqué que le gouvernement avait trouvé d’autres sources d’approvisionnement. “La situation de la France n’est pas la plus dégradée. La France dépend essentiellement, comme premier fournisseur, de la Norvège, qui est un fournisseur assez fiable […]. En revanche, nous sommes évidemment très, très liés à nos voisins européens, notamment l’Allemagne et l’Italie, qui sont deux grands pays gaziers“, a-t-il précisé. Reste donc à voir ce qu’il adviendra de ces deux pays dans les prochains mois.

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