Pour lutter contre la faim, le 16 octobre a été décrété journée mondiale de la faim. Les objectifs de développement durable adoptés en septembre 2015 à New York, lors du sommet spécial des nations unis sur le programme de développement durable à l’horizon 2030, le Mali a décidé de prioriser l’objectif 2 qui consiste à éliminer la faim d’ici 2030. Au regard des crises sanitaire et sociopolitique que vit le pays la question sur la possibilité d’atteindre cet objectif faim zéro reste poser.

 

Selon madame Dicko  Bassan Diané commissaire adjointe à la sécurité alimentaire, il sera difficile d’obtenir les  résultats attendus à la date indiquée.  Une évaluation a démontré au mois de mars que les mesures barrières prisent par le gouvernement ont mis un frein aux activités économiques et concours à la sécurité alimentaire. Ses mesures indispensables  ont triplé  le rang des vulnérables parce que toutes les corporations ont été touchées.

Le commissariat à la sécurité alimentaire a fait une assistance alimentaire avec deux épicentres dont un à Bamako. Près de dix milles tonnes de céréale pour plus d’un million de personne uniquement pour le district de Bamako. Bien avant la pandémie le taux de vulnérable pour tout le Mali était d’un million de personne. Le second épicentre était à Kayes où plus de cinq milles tonnes d’aliment de première nécessité ont été distribués. Le commissaire à la sécurité alimentaire  nous révèle qu’avec le plan national de réponse, une décision a été prise pour  compléter financièrement ce soutien.

Le gouvernement s’était engagé à faire transférer 100 milliards de FCFA par  « Cash transfère », un transfert monétaire à l’ensemble des communautés touchées par la COVID19 afin d’aider les  PME et les opérateurs économique  à se relever. Elle témoigne que la mise en œuvre a été difficile avec la crise sociopolitique, mais tout de même l’Etat a pu mobiliser 33 milliards de FCFA à travers  DJIGUISEME YIRI une institution de micro finance.

Selon elle ce dispositif est à l’étude et sur de bonne voie,  et des ménages seront ciblés dans tout le Mali et chaque ménage aura la somme de 90.000FCA pour entreprendre une activité économique. Mme Dicko  a déclaré que : « le Mali est momentanément exclu de certaines institutions internationales, il vont se donner du temps jusqu’à ce que nous rentrons dans un régime constitutionnel normal pour apporter leur financement. » la crise socio-politique et sanitaire a contribué à l’insécurité alimentaire et a mis en retard  aussi la mise en œuvre de la politique nationale de sécurité alimentaire et nutritionnelle prévu sur une période de 10 ans.

Cette politique nationale devait aider à mobiliser les ressources  aux côtés des partenaires internationaux  pour démarrer les activités en 2020. Mme Dicko regrette qu’à cause des perturbations sociales et sanitaires tous les schémas tracés autour de la table ronde ont dû être suspendu. « Les missions programmées en Rome, Belgique USA et d’autres pays non pas pu se tenir courant 2020, on se demande si nous pourrons avoir  les ressources nécessaire avant 2022 afin de mettre  à jour notre planning et accélérer le processus.» A-t-elle conclu.

Maryam  Camara

Journal du Mali

MaliwebInternational
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