Le 10 février les diplomates russes ont célébré, comme à l’accoutumée, leur fête professionnelle – la Journée de la diplomatie nationale. Cette tradition est suivie depuis 2002 lorsqu’elle a été introduite par l’Oukaze présidentiel pour marquer le jour de la première mention manuscrite, trouvée en 1549, de Possolski Prikaz («service ambassadorial») – précurseur du Ministère des affaires étrangères. Tandis que les premiers actes juridiques entre l’Etat russe de l’époque et la Byzance remontent au VIIIème siècle.

La diplomatie de notre pays, forte de ses traditions et de sa longue expérience est parmi les plus performantes du monde. Elle s’emploie à défendre les intérêts nationaux de la Russie et assure la conduite de sa politique étrangère indépendante, à renforcer l’assise de la Russie dans l’arène internationale, à développer le dialogue et la coopération tous azimuts sur la base d’égalité en droits et du respect mutuel, à réduire les tensions et à stabiliser la situation dans le monde, à combattre efficacement le terrorisme et toutes formes d’extrémisme violent en prêtant main forte à nos amis et alliées. Tout cela, bien entendu, ayant à l’esprit la tâche essentielle, celle d’assurer les conditions extérieures les plus propices pour le développement soutenu de la Russie, le renforcement de son potentiel économique et technologique, l’augmentation du niveau de vie des russes.

L’activité de notre diplomatie se déroule à l’heure de la dégradation continue de la situation dans le monde. Nous assistons à la démolition de l’architecture de la sécurité internationale, dont les piliers de base ont été jetés avec la conclusion de la Seconde guerre mondiale et fixés dans la Charte de l’ONU. Sont en train de s’effondre les accords dans le domaine de la stabilité stratégique, dont le Programme antinucléaire iranien et le Traité INF.

Au fait on est en train de substituer au droit international un certain «ordre, basé sur règles». Or, ces règles sont inventées selon le principe d’utilité politique et sont utilisées pour justifier toutes sortes de pressions à l’égard de ceux, qui tiennent à leur souveraineté et tâchent de conduire une politique étrangère indépendante, défendent les voies collectives de solution des problèmes internationaux sur la base de consensus et de l’équilibre d’intérêts. Cependant on ne saurait oublier les leçons de l’histoire. Quoiqu’il en soit, les tentatives de forcer Moscou de prendre les décisions en matière de politique étrangère sous le dictat sont sans perspective.

Nous restons toujours ouverts à la collaboration avec tout Etat et dans toutes questions sur la base d’égalité en droits et du respect réciproque.

«Le service de politique étrangère de notre pays, – disait dans son message de félicitations aux diplomates russes le Président V.V.Poutine le 8 fevrier 2019, – est fière à juste titre de son riche histoire et de ses traditions glorieuses. Les diplomates russes appartenant à de nombreuses générations ont servi avec honneur leur Patrie, demeurant fidèles à leur devoir professionnel. Et aujourd’hui la diplomatie nationale apporte une contribution de poids dans la consolidation de la paix, le règlement de problèmes actuels globaux et régionaux, dans le développement de la coopération avec les partenaires étrangers ».

Alexey DOULIAN

Ambassadeur de Russie

SourceAmbassade de Russie

MaliwebInternational
Le 10 février les diplomates russes ont célébré, comme à l’accoutumée, leur fête professionnelle – la Journée de la diplomatie nationale. Cette tradition est suivie depuis 2002 lorsqu’elle a été introduite par l’Oukaze présidentiel pour marquer le jour de la première mention manuscrite, trouvée en 1549, de Possolski Prikaz...