Un tribunal japonais a approuvé jeudi la libération de l’ex-patron de Renault-Nissan Carlos Ghosn contre une caution de l’équivalent de quatre millions d’euros. Le parquet peut encore faire appel.

Une lueur d’espoir pour Carlos Ghosn. Un tribunal de Tokyo a approuvé, jeudi 25 avril, la libération de l’ancien patron de l’alliance Renault-Nissan en échange d’une caution de 500 millions de yens (quatre millions d’euros).

Le parquet va probablement faire appel, mais si ce recours est rejeté, le magnat de l’automobile déchu pourra retrouver rapidement la liberté. Lors de sa première libération le 6 mars, il avait été la risée des médias pour avoir revêtu une tenue d’ouvrier afin de tenter d’échapper aux caméras. L’avocat qui avait eu cette idée avait dû s’excuser ensuite et cette fois, Carlos Ghosn devrait sortir dans des conditions moins rocambolesques.

Le tribunal n’a pas motivé sa décision mais il a visiblement été sensible aux arguments des avocats, qui ont insisté sur l’absence de risque de destruction de preuves et de fuite. Ils ont aussi mis en avant un problème médical. “M. Ghosn souffre d’une insuffisance rénale chronique et nous avons détaillé cet élément dans notre requête”, avait expliqué un peu plus tôt cette semaine son principal défenseur, Junichiro Hironaka.

Quatre inculpations

L’ex-PDG de Renault-Nissan, qui avait initialement été arrêté le 19 novembre à Tokyo, avait déjà payé un milliard de yens (huit millions d’euros) pour sortir le 6 mars du centre de détention du quartier de Kosuge, après avoir obtenu une première mise en liberté conditionnelle avec assignement à résidence dans la capitale nippone.

Mais les procureurs ont décidé à peine un mois plus tard de l’interpeller de nouveau sur des faits supplémentaires. Carlos Ghosn est sous le coup de quatre inculpations pour diverses malversations financières, dont des dissimulations de revenus dans des documents boursiers et deux cas différents d’abus de confiance aggravé.

Avec AFP et Reuters

France24

 

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