Des lots d’oeufs contaminés ont été découverts en France et au Royaume-Uni. Sept pays sont aujourd’hui concernés par la crise. Les oeufs ont été produits aux Pays-Bas et contaminés par un insecticide, avant d’être distribués dans plusieurs pays d’Europe. Une enquête a été ouverte pour déterminer si ces oeufs se sont retrouvés dans des produits aujourd’hui commercialisés en France. Les oeufs frais en coquille ne seraient pas concernés.

coquille œufs

Les oeufs entiers qu’on achète dans le commerce ont très peu de chances d’être contaminés, d’après la Fédération nationale des syndicats d’exploitants agricoles (FNSEA). Car eux proviennent à 98% d’exploitations françaises. Les treize lots d’oeufs contaminés, eux, étaient destinés à devenir des ovoproduits : des oeufs prêts à l’emploi, vendus entier, en blanc ou en jaune d’oeuf, sous forme de poudre, de liquide voire même de produit congelé.

Ces préparations sont ensuite utilisées dans la fabrication de produits transformés, des pâtisseries industrielles, des glaces ou des plats préparés. Une solution économique, plus hygiénique et plus pratique pour les industriels. En 2013, en France, près de 300 000 tonnes d’ovoproduits ont été fabriquées. Les oeufs utilisés proviennent principalement des pays du nord de l’Europe. Où le prix est plus bas. Cette fois, les oeufs contaminés provenaient des Pays-Bas.

L’insecticide à l’origine de la contamination est le fipronil. Il a été utilisé pour traiter les poules pondeuses contre les acariens et les poux. En 2007, l’Union européenne a interdit son utilisation pour les animaux destinés à la consommation en raison de sa toxicité pour l’humain.

Tests sur la viande de poulet

De leur côté, les Pays-Bas ont entamé ce mardi des tests sur la viande de poulets provenant d’élevages touchés par l’affaire des oeufs contaminés pour déterminer une éventuelle présence de fipronil.

« Si les tests s’avèrent négatifs, ces éleveurs, dont la distribution d’oeufs est bloquée à cause de la présence de fipronil, auront le droit de rouvrir leur branche viande, précise à l’Agence France-Presse (AFP) Tjitte Mastenbroek, porte-parole de l’organisme néerlandais chargé de la sécurité alimentaire et sanitaire NVWA. La détection des oeufs contaminés était la plus haute priorité. Nous avons maintenant le temps et la place pour se pencher sur la viande ».

En effet, la probabilité que la molécule néfaste pour la consommation humaine soit détectée dans la viande de poulet est petite selon le LTO : « les poulets de chair n’ont aucun problème avec le pou rouge contrairement aux poules pondeuses », qui restent enfermées dans un poulailler pendant deux ans, ce qui permet au parasite de se développer », a expliqué Eric Hubers, cité dans les médias néerlandais.

rfi

MaliwebInternational
Des lots d’oeufs contaminés ont été découverts en France et au Royaume-Uni. Sept pays sont aujourd’hui concernés par la crise. Les oeufs ont été produits aux Pays-Bas et contaminés par un insecticide, avant d’être distribués dans plusieurs pays d’Europe. Une enquête a été ouverte pour déterminer si ces oeufs...