C’est grâce à un tweet émis depuis son mobile, le 25 janvier dernier, que la NSA s’est rendue compte que le nouveau président se servait de son ancien appareil non sécurisé.

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Les secrets d’État que contient le mobile du nouveau président américain seraient-ils en danger? C’est en tout cas ce qu’affirme le New York Times cette semaine. Selon le quotidien, et malgré les recommandations de ses proches collaborateurs, Donald Trump refuse d’abandonner son vieux mobile. Le nouveau président utiliserait toujours son ancien portable, un Samsung Galaxy S3. Une obstination qui énerve au plus haut point les services secrets américains.

Pourquoi? En raison du manque de sécurité de l’ancien appareil du président. Dans le cas d’un hacking sur un portable, des fichiers systèmes et des autorisations sont modifiés par les pirates qui disposent de tous les droits pour accéder aux fonctions de l’appareil. Et le système Android qu’utilise Donald Trump n’est pas protégé contre cela, comme l’a confirmé au Figaro Frédéric Mouffle, directeur du pôle investigations et sûreté informatique chez Ker-Meur et expert en menaces liées aux nouvelles technologies: «Son portable, dont la version date de 2012, ne possède plus un système d’exploitation actualisé depuis 2015, alors que c’est indispensable pour corriger les failles de sécurité découvertes chaque jour.» Même si le fait que ce soit un Android «n’augmente pas spécialement les risques de piratage à condition d’avoir un téléphone récent, à jour et d’appliquer de bonnes règles d’hygiène numérique».

Une attitude désinvolte en dépit des menaces des hackers

Donald Trump devrait donc «utiliser un mobile qui permet de chiffrer l’intégralité du contenu du téléphone et de la carte SD, et ainsi détecter les tentatives d’intrusions», explique Frédéric Mouffle. Un appareil qui devra être contrôlé et validé par la NSA (l’Agence nationale de la sécurité américaine).

Cette attitude désinvolte avec son portable – surtout quand on connaît les menaces récurrentes de la part de hackers à son encontre, notamment les Anonymous – lui avait déjà été reproché pendant sa campagne en raison de sa propension à tweeter de façon compulsive. Surtout qu’en règle générale, les réseaux sociaux des personnalités hautement exposées sont gérés et administrées par des tiers, ce qui n’est pas le cas du président américain.

Cette affaire n’est pas sans rappeler le scandale des emails de la candidate démocrate à la présidentielle américaine, Hillary Clinton. Elle avait continué d’utiliser son adresse mail personnelle plutôt que la messagerie officielle de l’administration mise à sa disposition alors qu’elle était secrétaire d’état sous la présidence Obama. L’enquête relancée par le FBI – en pleine campagne – avaient fortement affaibli la dynamique électorale de la candidate.

Source : lefigaro

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