Le président Obama a lancé un appel « à agir vite » face à l’épidémie d’Ebola en Afrique de l’Ouest pour éviter que des “centaines de milliers” de personnes ne soient infectées par ce virus.

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En rappelant une démarche “similaire” que les Etats-Unis avaient fait après le tremblement de terre en Haïti en janvier 2010, Obama a assuré que les États-Unis, qui envoient quelque 3 000 militaires sur le terrain, étaient prêts à jouer un rôle moteur face à une épidémie qui progresse “de façon exponentielle”.”C’est une épidémie qui n’est pas seulement une menace pour la sécurité régionale, c’est une menace potentielle pour la sécurité mondiale si ces pays s’effondrent, si leurs économies implosent, si les gens paniquent”, a averti Barack Obama en présentant, les grandes lignes du plan d’action américain. Le calendrier du déploiement n’est pas encore précis. “Pas de déploiement dans les prochains jours. Les soldats doivent être correctement entraînés et équipés”, a cependant indiqué un responsable du Pentagone sous couvert d’anonymat.

Aucun remède n’existe pour cette maladie. Mais le premier essai clinique d’un vaccin expérimental a démarré début septembre aux États-Unis. À ce jour, il n’a provoqué aucune réaction néfaste, selon un haut responsable sanitaire américain. Après la création d’un centre de commandement militaire à Monrovia, capitale du Liberia, Barack Obama a annoncé la mise en place d’un pont aérien pour acheminer le personnel sanitaire et le matériel plus rapidement vers l’Afrique, ainsi que l’installation d’une base intermédiaire au Sénégal. Sur les 987,8 millions de dollars (763 millions d’euros) demandés par l’ONU, près de la moitié seront destinés au Liberia. L’ONU estime que 22,3 millions de personnes vivent dans des régions où le virus a été signalé et ont besoin d’aide.

Les militaires vont participer à la construction de nouveaux centres de traitement. Le gouvernement américain mettra en place également un centre permettant la formation de 500 travailleurs sanitaires par semaine. Depuis le début de l’année, l’épidémie a tué 2 461 personnes sur 4 985 cas, selon le dernier bilan de l’Organisation mondiale de la santé (OMS). La capacité des trois principaux pays affectés : Guinée, Liberia et Sierra Leone à répondre aux besoins essentiels de la population “est sur le point de s’effondrer”, a averti à Genève Valérie Amos, responsable des opérations humanitaires des Nations unies.