C’est un signe de plus de la détérioration des relations entre l’administration Trump et les dirigeants palestiniens : l’une des responsables de l’OLP, l’Organisation de libération de la Palestine, s’est vu refuser une demande de visa pour se rendre aux États-Unis. Hanan Ashrawi avait pourtant l’habitude d’aller régulièrement dans le pays.

Jusqu’en février dernier, Hanan Ashrawi avait un visa valide pour se rendre aux États-Unis. La dirigeante palestinienne y allait plusieurs fois par an pour des rencontres officielles, pour des conférences ou pour rendre visite à sa fille et ses petits-enfants qui y vivent.

Dès le mois de janvier, avant l’expiration de son titre de séjour, Hanan Ashrawi a pris contact avec l’ambassade américaine à Amman, en Jordanie. Et sa demande a été formalisée en mars. Pendant plusieurs semaines, celle-ci est restée sans réponse avant d’être finalement rejetée ce lundi.

« Pas de motif. Choisissez en un », ironise sur Twitter celle qui dit avoir rencontré et négocié avec tous les secrétaires d’État américains depuis trente ans. Et elle énumère : « Je suis une grand-mère de plus de 70 ans ; je milite pour la Palestine depuis la fin des années 1960 ; j’ai toujours été une ardente défenseure de la résistance non violente. »

Mais l’interrogation se veut rhétorique. Depuis la reconnaissance de Jérusalem comme capitale d’Israël par Donald Trump en décembre 2017, les responsables palestiniens ont coupé les liens avec l’administration américaine. Et pour l’un des proches de Hanan Ashrawi, cette décision américaine « est une punition visant la direction palestinienne ».

RFI

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C'est un signe de plus de la détérioration des relations entre l'administration Trump et les dirigeants palestiniens : l'une des responsables de l'OLP, l'Organisation de libération de la Palestine, s'est vu refuser une demande de visa pour se rendre aux États-Unis. Hanan Ashrawi avait pourtant l'habitude d'aller régulièrement dans le...