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Le nouveau président du Mali, Ibrahim Boubacar Keita, a appelé aujourd’hui les pays de la zone saharienne à constituer une force régionale multilatérale pour intervenir rapidement contre la menace islamiste dans cette partie de l’Afrique.

Les attaques au Niger, l’instabilité croissante dans le sud de la Libye et les heurts entre soldats et insurgés en Tunisie montrent à quel point les rebelles liés à al-Qaida ont exploité le vide sécuritaire depuis l’intervention des forces françaises au Mali en début d’année.

Malgré la présence de 3200 soldats français et de la mission de l’Onu (Minusma), les trafics en tous genres se poursuivent sur les axes de transit allant de la Mauritanie à la Libye en passant par l’Algérie, le Niger ou le Mali.

Les rivalités régionales ne font qu’aggraver le problème, le manque de coopération des États de la zone saharienne aidant les insurgés à se fondre dans le paysage et parmi les populations.
«Ce genre d’initiative est difficile, mais face à la menace terroriste nous devons trouver une solution», a déclaré Ibrahim Boubacar Keita.

«Le niveau de fragilité est toujours élevé dans la région et la mobilisation internationale commence à faiblir», a noté Romano Prodi, émissaire spécial de l’ONU pour le Sahel. «La possibilité d’activités criminelles et terroristes demeure très élevée», a-t-il ajouté.

 

Le Figaro.fr avec Reuters