« Qui veut voyager loin ménage sa monture », citait Jean Racine, dramaturge français, dans Les Plaideurs. C’est fort de cette assertion que le Mouvement patriotique pour le renouveau (MPR) du Dr Choguel Kokalla Maïga entend imprimer sa vision politique pour renforcer ses bases à l’aune des futurs rendez-vous électoraux.

C’est pourquoi, samedi 28 mai 2022, le secrétaire aux questions électorales du parti, Salia Samaké, non-moins chef de cabinet du Premier ministre, a présidé les travaux de la conférence de la section MPR de San, consacrés à la mise en place des différents bureaux. A l’issue des travaux de la commission d’investiture, Gaoussou Diarra a été désigné à l’’unanimité nouveau président de la section MPR de San. Il dirige un bureau de 81 membres. Aussitôt, il a promis que lui et sa base ne resteront pas en marge de la révolution socio-politique enclenchée par les autorités depuis la rectification de la transition.
Outre Salia Samaké, la délégation de Bamako était composée de certains cadres du bureau exécutif central du MPR. Cette conférence de la section MPR de San a regroupé 124 délégués venus des 25 communes du cercle. La rencontre s’est ténue au siège de la section, au quartier historique Santoro « ani karantéla ». A l’ouverture des travaux, le secrétaire aux questions électorales du MPR a d’abord campé le décor de l’évènement. Selon lui, cette activité s’inscrit dans le cadre de la poursuite des travaux de renouvèlement des organes de base du parti. A l’entendre, ces actions constituent l’une des recommandations du dernier congrès ordinaire du parti, tenu en fin 2021. A ce titre, Salia Samaké a soutenu qu’il s’agit de donner du sang neuf à la section de San, à la reconquête de ses lettres de noblesse.

Le consensus comme arme de cohésion

Après les mots introductifs du superviseur Salia Samaké, les membres de la commission d’investiture et les observateurs se sont retranchés dans la salle de réunion de la section pour peaufiner les travaux préliminaires effectués. Aux termes de ce huit clos, le porte-parole de la commission, Lamine Coulibaly, désigné nouveau secrétaire général de la section, a d’abord souligné que les travaux se sont déroulés dans la cohésion et les choix des postes ont été faits dans le consensus. Selon lui, le bureau de la section est composé de 81 membres, tout comme ceux des mouvements des jeunes et des femmes. A cet effet, LC a dévoilé que la section MPR de San a pour président Gaoussou Diarra et vice-président Mama Dembélé. Quant à l’union des jeunes de la section MPR de San, elle est présidée par Sidiki Goïta, Robo Diarra en est le secrétaire général. La présidente de l’union des femmes de la section MPR de San se nomme Assitan Nènè Diakité. Laquelle, pour ses premiers mots à la délégation de Bamako et aux délégués de la conférence, a lancé : « La reconstruction du pays est l’affaire de tous. Les femmes MPR de San soutiennent la Transition et sont déterminées à jouer leur rôle. C’est un devoir pour nous, car notre président Choguel a été choisi par le Président de la Transition pour relever ce défi historique ». Au nom de la jeunesse MPR de San, Sidiki Goïta a signalé que la force du poisson se trouve dans l’eau, pour ainsi dire que le Mali repose sa jeunesse. C’est pourquoi il s’est adressé à ses camarades en ces termes : « En ma qualité de président du parti au niveau du cercle de San, ma force n’est autre que vous. Je vous invite au respect mutuel et à participer pleinement aux activités du parti partout où besoin sera ».

S’engager pour le Mali

Très ému pour l’honneur à lui fait par les délégués, le nouveau président de la section MPR de San a d’abord fustigé l’embargo illégal imposé à notre pays. Ensuite, Gaoussou Diarra a décrié les mauvais choix et mauvaises positions politiques qui ont conduit le Mali dans les instabilités, l’incertitude, l’errance et l’insécurité. Professeur d’enseignement secondaire de son état, il a affirmé que tous ces maux ont un remède.
Pour ce faire, M. Diarra a soutenu que Dr Choguel Kokalla Maïga incarne l’espoir pour relever les défis majeurs auxquels le Mali est confronté. C’est pour cette raison qu’il a confessé : « Nous, militants du MPR à la base, n’avons pas placé une confiance fortuite au parti et à ces dirigeants, car nous savons que ceux-ci sont des rivières vers lesquelles nous courons quand le feu gagne la forêt ». Le président de la section MPR de San a saisi cette tribune pour rassurer la délégation de Bamako : « Nous ne pouvons restés en marge, nous militants à la base du MPR de la révolution socio-politique ».
Gaoussou Diarra a souligné que les membres de la section MPR de San sont sa raison d’être. « Notre salut réside dans la persévérance et dans la détermination. Car, nous avons le devoir d’assurer la relève », a-t-il rétorqué.

L’appel aux tigresses de San

Membre de la délégation de Bamako, et non-moins secrétaire administrative du bureau national des femmes du MPR, Mme Mariko Maïmouna Chata Coulibaly a invité ses consœurs de San à respecter et à faire confiance aux nouveaux responsables de la section. Selon elle, le Malikura tant prôné par les autorités de la transition et le peuple malien exige le changement de comportement de tous, surtout des femmes. A cet égard, elle a appelé les militantes MPR de San à la tolérance, à se dire la vérité et à s’entraider face aux défis du développement local.

Les orientations du BEC

Dans son intervention, Salia Samaké a d’abord prôné l’esprit d’entente qui a prévalu lors des travaux de mise place de la section et ses démembrements. C’est pourquoi, il a affirmé que l’espoir renait à San pour le BEC MPR. « Les hommes et femmes qui composent les différents bureaux de la section regorgent des qualités et atouts pour faire du MPR l’une des forces politiques sur lesquelles on peut compter. San manquait de leadership et d’encadreur », a-t-il mentionné. Selon lui, San était un réel problème pour le parti, avec seulement 6 conseillers communaux. C’est pourquoi il a déclaré : « Dans la politique, tout est possible. Pour réussir, il faut croire en sa conviction, avoir une vision et être patient ». M. Samaké a ensuite laissé entendre : « Personne ne peut rien faire seul. C’est en travaillant main dans la main et en toute sincérité que vous pourrez avoir beaucoup de conseillers et de députés. Sur la situation du pays, marquée par l’insécurité, le chef de cabinet du PM a demandé aux militants MPR de San d’être la voix des autorités pour une franche collaboration des populations avec les forces de defense et de sécurité. Entretenant l’assistance sur le bras de fer qui oppose le Mali à la Cedeao, Salia Samaké a déclaré : « Les Maliens doivent comprendre que la restauration de notre souveraineté, de la dignité du peuple et de l’intégrité du territoire demande le sacrifice de tous ». A ce niveau, il a reconnu la cherté de la vie et salué les efforts du gouvernement pour soulager le papier de la ménagère. Exhortant ses interlocuteurs à accompagner tous les soutiens de la transition, le secrétaire chargé des questions électorales du MPR a rassuré que la levée des sanctions de la Cedeao est proche.
Jean Goïta, envoyé spécial

Source: La Lettre du Peuple

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« Qui veut voyager loin ménage sa monture », citait Jean Racine, dramaturge français, dans Les Plaideurs. C’est fort de cette assertion que le Mouvement patriotique pour le renouveau (MPR) du Dr Choguel Kokalla Maïga entend imprimer sa vision politique pour renforcer ses bases à l’aune des futurs rendez-vous électoraux. C’est pourquoi,...