Enlisé dans la guerre au Mali depuis 2013, Paris, qui refuse officiellement de négocier avec des groupes armés, n’a joué qu’un rôle mineur dans la libération des otages.

C’est un silence inattendu. Pour la première fois, un président français venu accueillir un otage libéré, à son arrivée à Paris, n’aura pas pris la parole pour prononcer quelques mots, même d’usage. Difficile dans l’immédiat de déterminer si le refus d’Emmanuel Macron de s’exprimer sur l’aéroport de Villacoublay au côté de Sophie Pétronin, dernière otage française, libérée jeudi au Mali, tient à une demande de l’intéressée. Ou si le fait que la septuagénaire ait monopolisé la parole trop longtemps a conduit le Président à renoncer à un discours pourtant annoncé. Reste qu’une brise de malaise a pu sembler s’insinuer sur le tarmac, où Macron est tout de même allé attendre, en compagnie du ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, cette femme un peu hors-norme qui a montré son franc-parler dès le soir de sa libération.

Car les relations de la famille Pétronin avec les autorités françaises ont souvent été difficiles, voire orageuses. L’Elysée et le Quai d’Orsay n’appréciaient guère l’act…

 

Source: liberation

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Enlisé dans la guerre au Mali depuis 2013, Paris, qui refuse officiellement de négocier avec des groupes armés, n’a joué qu’un rôle mineur dans la libération des otages. C’est un silence inattendu. Pour la première fois, un président français venu accueillir un otage libéré, à son arrivée à Paris, n’aura pas...