La dégradation de la situation au Mali oblige Paris à revoir les conditions d’une intervention déclenchée voici bientôt cinq ans. Mobilisant plus de 4 000 hommes, l’opération coûte environ un million par jour

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Les faits

Le conseil de défense, qui se tient ce mercredi matin à l’Elysée, doit approuver la « revue stratégique », le document déterminant les grands choix militaires pour la France. Elle sera partiellement rendue publique vendredi. L’engagement militaire en Afrique, notamment au Mali, sera confirmé, mais des évolutions doivent être annoncées « dans les prochaines semaines ».

« Ne pas baisser la garde », mais « reconsidérer le mode de présence ». C’est ainsi que l’on aborde, dans les milieux gouvernementaux, l’avenir de Barkhane, l’opération militaire française au Sahel. Alors que, sur le terrain, la situation se dégrade sérieusement, des mesures seront annoncées « dans quelques semaines ». S’il est « très prématuré » de considérer que « les conditions d’un retrait » seraient réunies, « cela ne signifie pas que l’on va maintenir les choses en l’état ». Le Président Macron n’a pas encore tranché, mais l’idée est de « réarticuler » le dispositif militaire, une manière de « lever le pied sans que cela ne se voie » explique un proche du dossier. Les effectifs devraient baisser, mais ce n’est pas acquis à ce jour.

Près de cinq ans après le début de l’intervention au Mali contre les groupes djihadistes, en janvier 2013, la France maintient environ 4 500 militaires dans la « bande sahélo-saharienne » au sein des opérations Barkhane et Sabre, cette dernière relevant des forces spéciales. Son coût est de l’ordre d’un million d’euros par jour — soit 1 % du budget de la défense. 20 militaires français y ont trouvé la mort et des dizaines d’autres ont été gravement blessés. Pour quel résultat ?

 

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