Cette déclaration été faite  à la faveur du lancement de la plate – forme des Kel Tamasheq, samedi dernier, à la Maison de la presse. Cette plate – forme, qui se veut un rempart contre toute forme de violence  dans le nord,  a regroupé  toutes les communautés du septentrion malien.

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L’honorable Bajan Ag Hamatou, député de Ménaka

Pour Moussa Mara, initiateur de cette plate-forme et non moins maire de la commune IV du district, la communauté Kel tamasheq  est engagée sur la voie de la paix : « je ne suis pas surpris, de cette initiative de la communauté Kel Tamasheq, car elle souhaite la paix sur ce territoire où, elle a toujours vécu en parfaite symbiose avec les autres composantes de la société ». C’est pourquoi, a indiqué Mara la communauté internationale doit soutenir cette plate-forme, considérée par les communautés du nord comme un espace de dialogue.

Dans son intervention, Mohamed Ag Hamani,  ancien ambassadeur et ancien Premier ministre, a d’abord rendu hommage à Moussa Mara pour cette initiative. Pour lui  les mouvements touaregs notamment le Mouvement et Front Unifié de l’Azawad, et le Mouvement Nationale  de Libération de l’Azawad sont à l’origine  de la haine à l’égard de la  communauté  Touarègue. L’ancien Premier ministre fustige également l’attitude des gouvernements successifs qui ont géré le problème avec légèreté. Avant de souhaiter la mise en place d’un espace de dialogue et de concertation avec les réfugiés, afin de faciliter leur insertion.

Pour ce qui est de  la « commission  réconciliation » Ag Hamani estime que ce n’est  pas le comportement des membres de la commission qu’il faut considérer mais plutôt leur capacité à pouvoir mener à bien leur mission. Pour le président de la plate – forme, l’honorable Bajan Ag Hamatou, les Maliens doivent savoir raison garder car les ennemis du Mali, en complicité avec certaines puissances étrangères aux intérêts  obscurs, avancent un prétendu facteur identitaire pour ébranler la cohésion nationale. Avant d’ajouter que, le Mali a toujours été une terre de brassage et de rencontre entre le monde noir et le monde arabo-musulman. Aussi, l’honorable Bajan souhaite que l’Etat joue son rôle régalien, qui est la répression  de ceux  qui brandissent la haine raciale pour semer la confusion dans les esprits.

Badou S. Koba