Chacun des éléments des forces de défense et de sécurité déployés dans le nord du Burkina Faso aura droit à une prime d’opération, a annoncé le ministre burkinabé de la Défense, Jean-Claude Bouda, qui faisait une tournée dans la partie sahélienne du pays. Ces militaires ont pour mission de contrer les attaques terroristes dans la zone.

Le gouvernement burkinabé tente d’encourager ses troupes engagées dans la lutte anti-terroriste. D’après le ministre burkinabé en charge de la Défense nationale, Jean-Claude Bouda, chacun des éléments des forces de défense et de sécurité déployés dans le nord du pays, où les menaces terroristes sont de plus en plus récurrentes, se verra verser une prime d’opération.

«Il faut bien qu’on puisse reconnaître les efforts que vous déployez. Vous êtes en opération, vous allez bénéficier d’une prime d’opération. Les détails vous seront communiqués après», a promis Jean-Claude Bouda qui intervenait au cours d’une tournée dans la partie sahélienne du pays, qui l’a conduit à Déou, Oursi, Markoye, Gorom, toutes des localités proches de la frontière malienne.

« Nous connaissons le sacrifice que vous consentez pour que ce pays-là ait la paix, la stabilité. Ailleurs, ce n’est pas comme cela. Ailleurs, les terroristes ont pu se sanctuariser. Mais ici, nous constatons avec beaucoup de satisfaction, que, malgré les attaques que nous subissons. Vous n’avez pas cédé un seul centimètre du territoire », a poursuivi le responsable gouvernemental. La décision des autorités burkinabè de verser les primes aux soldats est compréhensible, vis-à-vis de la montée du terrorisme.

Vendredi dernier, les forces de défense et de sécurité déployées dans la région ont dû faire face à un assaillant qui avait attaqué un poste de gendarmerie de Kelbo. Elles ont pu abattre ”l’ennemi” sans connaître des pertes dans leurs rangs.

Depuis quelques mois, ces militaires tentent de repousser les assauts faisant très souvent quelques morts parmi les terroristes, donnant ainsi un espoir pour la suite de la lutte antiterroriste. D’après les sources du ministère burkinabé des Affaires étrangères, depuis le début de cette guerre en mars 2015, on décompte 133 morts en près de 80 attaques terroristes au total.

Une préoccupation nationale

Les questions de payement de la prime aux militaires en opération nationale dans le Sahel ont été soulevées depuis la fin d’année 2017. Lors de la seconde réunion du Conseil d’administration (CASEM) du ministère burkinabé de la Défense, les officiers supérieurs de l’armée en ont fait l’une de leurs préoccupations majeures. «On peut retenir la question des primes des soldats en opération nationale, la relecture de la politique de défense,  des préoccupations relatives à l’opérationnalisation de la force conjointe du G5 Sahel», a indiqué le lieutenant-colonel Norbert Koudougou, directeur des affaires publiques et du contentieux qui était chargé de lire la synthèse des préoccupations.

Le CASEM a ainsi évoqué «la nécessité de la prise en compte dans les programmes et les opérations du Nord», après avoir écouté un point sur la situation d’insécurité dans le nord du pays présenté par la division du renseignement militaire (DRM) et la division opération de l’état-major général des armées. Abordant la question, Jean Claude Bouda, a recommandé à la hiérarchie militaire (direction centrale de l’intendance militaire) de «trouver les ajustements nécessaires pour une mise en œuvre harmonieuse du budget programme 2018».

 Par afrique.latribune.fr

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Chacun des éléments des forces de défense et de sécurité déployés dans le nord du Burkina Faso aura droit à une prime d’opération, a annoncé le ministre burkinabé de la Défense, Jean-Claude Bouda, qui faisait une tournée dans la partie sahélienne du pays. Ces militaires ont pour mission de...