La campagne agricole de 2017-2018 a été une catastrophe sur une bonne partie de la région de Mopti surtout dans la zone exondée et spécifiquement dans au plateau dogon. Mais au retour, la structure en charge d’assurer la période de difficulté semble dormir d’un sommeil profond.

Nous avons toujours dit que les politiques agricoles et les stratégies de sécurité alimentaire sont mauvaises et les structures étatiques qui les pilotent sont inefficaces. Mais le peuple n’a pas droit à la parole car des hauts fonctionnaires politiques occupent ces postes.

Même le Premier ministre actuel, malgré sa formation a su définir la sécurité alimentaire comme la disponibilité et l’accessibilité, même s’il ne sait pas qu’il y a l’aspect utilisation. Il sait également que les zones de production doivent desservir les zones déficitaires. D’ailleurs, parmi les axes prioritaires de sa mission se trouve la sécurité alimentaire. En général, il a fini son travail ; comme dit le chanteur, celui qui n’a jamais cultivé un champ à la daba ne sait pas l’effort social fourni pour produire un kilo de céréales. Ces gens du commissariat cherchent leur salaire et vont se cacher derrière le manque de moyen, mais ils ne vous diront jamais que ce sont leurs stratégies et leurs méconnaissances qui sont en causes. Vous voyez, c’est depuis le FAO, l’ONU qu’on entend qu’il existe une insécurité alimentaire au Mali. La réponse des services est simple, les rapports des services techniques sur la campagne agricole ne sont pas prêts comme si la faim attend des papiers.

Attention, le peuple souffre ! L’alimentation est un droit universel et un pouvoir qui ne peut pas donner à manger à son peuple est exposé à tout : insécurité des personnes et des biens, exode rural surtout des bras valides, etc. Vous voilà dans un crime contre l’humanité !

Alors, comment faire ?

Nous avions dit depuis très longtemps qu’il faut une harmonisation des stratégies de sécurité alimentaire en mettant les vrais acteurs aux postes techniques. Nous amorçons une année électorale présidentielle. Faire des campagnes auprès des populations qui ont faim, c’est un véritable crime contre le peuple.
Alors, Commissariat à la sécurité alimentaire, le programme d’urgences sociales du Président de la république (même s’il arrive un peu tard sans une grande vision en la matière), au secours des populations de la région de Mopti et d’autres régions dans le besoin.

La sécurité alimentaire n’est pas seulement liée à la disponibilité des banques de céréales mort-nées, ce n’est pas aussi la distribution gratuite pendant les trois mois avec des surfacturations qui ne permettront pas de baisser les prix sur les marchés, mais un véritable programme et des plans de contingence. Le Président IBK l’a si bien dit une fois qu’il faut une construction durable de la résilience des peuples. Bravo IBK vous avez tout dit, mais vous n’avez pas de soldats capables de mettre en œuvre votre vision, du moins sur ce plan pertinent.

SDF   

SourceLe Canard de la Venise

MaliwebNord-Mali
La campagne agricole de 2017-2018 a été une catastrophe sur une bonne partie de la région de Mopti surtout dans la zone exondée et spécifiquement dans au plateau dogon. Mais au retour, la structure en charge d’assurer la période de difficulté semble dormir d’un sommeil profond. Nous avons toujours dit...