Les ennemis d’un Mali « un et indivisible » ont  encore insulté ce pays. Sous le regard complice et impuissant de la communauté internationale, de l’État et du peuple malien, ils ont piétiné le drapeau malien, l’ont brulé. À la suite de ces actes honteux, ce sont  les  communiqués de condamnation qui ont poussé comme des champignons. Mais au-delà de ces communiqués, l’État malien et la communauté internationale, si elle n’est pas complice de cette dérive, doivent sanctionner les auteurs de cette insulte à la République du Mali, au drapeau malien.

 

Les séparatistes n’ont pas encore abandonné leur projet, la partition du Mali. Ils ont manqué du respect à tout le peuple malien et ont humilié ce pays à travers le monde. Ils se  sont attaqués,  le mercredi dernier, au drapeau  de la République du Mali et aux symboles nationaux. Certains de ces manifestants ont osé, avec arrogance, photographier ces pratiques honteuses et poster les photos sur les réseaux sociaux. D’autres des vidéos. Le Mali est ainsi humilié dans le monde, atteint dans sa dignité ! Partout  à travers le monde, c’est l’image du Mali qui circule. Le drapeau malien en feu a fait le tour du monde. Quel gâchis ! Non, la provocation est, cette fois-ci, de trop ! On a dépassé le seuil de l’acceptable.

Ces actes ont été commis  dans la ville de Kidal sous le regard complice des soi-disant amis du Mali. La question qu’il faut se poser : où était l’armée française au moment des faits ? La communauté internationale, où est-elle ?  Ce sont ses silences complices face à cette menace contre l’unité du Mali que la France donne raison aux Maliens qui fustigent l’ambigüité de sa position dans la gestion de la crise du Mali. Comme elle a laissé le  drapeau du Mali et  les symboles nationaux saboter par les séparatistes,  va-t-elle laisser aussi l’armée malienne entrer à Kidal ?

Quelques heures après l’acte, ce sont les communiqués qui ont commencé à inonder les réseaux sociaux comme d’habitude. Le gouvernement, les partis politiques, des personnalités individuelles, chacun a condamné l’attitude de cette poignée d’individus hostiles à l’unité du Mali. « Le gouvernement de la République du Mali condamne avec fermeté de tels actes portant atteinte à l’esprit de réconciliation nationale, en appelle aux acteurs impliqués dans le processus de mise en œuvre de l’accord, leurs efforts pour faire cesser de tels actes qui n’honorent ni ceux qui les commettent  ni le Mali et donne une mauvaise image à la ville de Kidal, au reste de la nation et à la communauté internationale, au moment où tout le pays est engagé dans les préparatifs du Dialogue politique inclusif », a-t-on lit dans le communiqué du gouvernement du Mali. Comme le gouvernement, la Codem aussi condamné l’attitude.

Au-delà des condamnations, il faut des sanctions !

Les condamnations, c’est bien, mais elles ne suffisent pas. Il faut sanctionner les enfants gâtés de la République qui sont impliqués dans cet outrage au drapeau du Mali et aux symboles nationaux. Dans son communiqué, le gouvernement affirme que les auteurs de ces actes « s’exposent à des sanctions contre ceux qui font entrave à la mise en œuvre de l’Accord pour la paix et la réconciliation au Mali issu du processus d’Alger ». Mais avant l’accord, ce sont les citoyens maliens, qu’ils soient sanctionnés conformément à la loi malienne !  Ce sont des simples communiqués de condamnation, des annonces de sanctions, qui ne se réalisent jamais, qui encouragent ces actes qui ternissent l’image du Mali. L’État doit, enfin, s’assumer et punir toutes les dérives humiliant ce pays. Le Mali n’a pas besoin d’un gouvernement faiseur de simples communiqués à chaque dérive, mais d’un gouvernement qui s’assume.

Le peuple malien devrait manifester

En plus du gouvernement qui n’est spécialiste qu’en rédaction des communiqués de condamnations, il faut aussi dénoncer la passivité du peuple malien. On sort et on occupe les rues de Bamako pour de futilités et où pour prendre des 2000 ou 5000 francs, mais s’il s’agit de protester contre les atteintes à l’unité du Mali, ce ne sont que les internautes qui s’expriment sur leurs  pages ou blogs. Les autres, c’est le silence au village. Non, il est temps d’agir pour sauver ce pays.

Si les séparatistes ont opté incendier le drapeau national,  les populations maliennes devraient marcher partout à travers le pays tout en hissant ce  drapeau du Mali et crier, comme un seul homme, « Un Peuple, Un But, Une Foi » ; « Le Mali est un et indivisible ». C’est vrai que le gouvernement malien est défaillant, mais lui seul ne peut pas. Le peuple malien doit prendre la question de Kidal au sérieux. L’unité du Mali est dans l’intérêt de tous les enfants de ce pays. Seul le sursaut national peut sauver le pays de BOUA. Le peuple doit se donner la main pour faire échec au plan machiavélique des séparatistes.

Boureima Guindo

Source : Le Pays

MaliwebNord-MaliSociété
Les ennemis d’un Mali « un et indivisible » ont  encore insulté ce pays. Sous le regard complice et impuissant de la communauté internationale, de l’État et du peuple malien, ils ont piétiné le drapeau malien, l’ont brulé. À la suite de ces actes honteux, ce sont  les  communiqués de condamnation qui ont...