La MISMA traque les islamistes au nord du Mali

21/03/2013 07:58

Le porte-parole de la Mission internationale de soutien au Mali (MISMA), le colonel Yao Adjoumani, a animé hier au siège de la représentation spéciale de la commission de la CEDEAO au Mali, son traditionnel point de presse qui a pour but de faire le point de la situation sur le théâtre des opérations. C’était en présence du capitaine Modibo Naman Traoré.soldats-nigerians au mali cedeao misma

Yao Adjoumani a déploré la mort, la semaine dernière, du cinquième militaire français depuis le début de l’opération Serval le 11 janvier dans notre pays. Il s’agit du caporal Alexandre Van Dooren du premier régiment d’infanterie de marine d’Angoulême. Agé de 24 ans, le soldat a trouvé la mort quand le véhicule blindé à bord duquel il se trouvait, a sauté sur une mine. Alexandre Van Dooren était engagé dans les opérations militaires dans notre pays depuis le 24 janvier. L’accident a aussi fait 2 blessés. Le colonel Yao Adjoumani a également déploré la mort durant la semaine écoulée du caporal burkinabé Kaboré Tounougmé.

Au plan humanitaire, il a noté qu’aujourd’hui, on dénombre 176.777 réfugiés dans les pays environnants et 271.465 déplacés internes.

Abordant le chapitre des opérations militaires, le porte-parole de la MISMA a annoncé la fin de la reconnaissance et de la sécurisation de la forêt du Wagadou. A présent, la mission entend sécuriser tout le sud du Mali jusqu’à une ligne Nara-Léré-Tombouctou-Gao-Ansongo-Ménaka.

Question récurrente : qu’est-ce qui bloque l’arrivée de l’armée malienne à Kidal et Tessalit ? Le problème est d’ordre logistique, a répondu le colonel Yao Adjoumani qui s’est félicité du fait que la MISMA est bien accueillie partout au Mali. A Tombouctou, une réunion de coordination a été organisée en vue de faciliter le séjour des éléments du contingent africain.

A Gao, l’école a repris grâce à l’action des troupes présentes sur le terrain. Le colonel Yao Adjoumani a expliqué que par mesure de prudence la sécurité a été renforcée sur les 2 rives du fleuve à l’entrée du pont de Wabaria de Gao. Par 2 fois, a-t-il rappelé, les djihadistes sont arrivés de ce côté pour attaquer la cité des Askia. Il en a appelé à l’appui des populations pour aider la MISMA à distinguer les djihadistes des pêcheurs.

S. DOUMBIA

 

Source: L’Essor

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